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Énergie : des centrales solaires géantes et à bas coût sur les rails en Zambie

Panneaux solaires dans la ville de Koudougou, au Burkina Faso. (Illustration) © Renaud Van Der Meeren pour les Éditions du Jaguar

Le français Neoen et l'italien Enel sont les mieux partis pour développer deux centrales de 50 mégawatts (MW) chacune. Parmi les plus importantes en Afrique subsaharienne, elles sont développées dans le cadre d'un programme de réduction des coûts et des délais des programmes solaires africains mis sur pied par la Banque mondiale en janvier 2015, a annoncé lundi l'Industrial Development Corporation (IDC), chargé des investissements d'État en Zambie.

Réduire le coût de production de l’électricité d’origine solaire, aider à la définition des projets et à leur implantation, accélérer le bouclage des dossiers et éviter qu’ils ne soient avortés avant leur entrée en fonctionnement, voilà les objectifs que se fixait la Banque mondiale au sud du Sahara avec son programme « scaling solar ».

Présenté à Washington le 28 janvier 2015, le programme, depuis mis en œuvre en Zambie, au Sénégal et à Madagascar où en cumulé 600 MW de capacité électrique d’origine solaire sont en cours de développement, vient de voir s’achever le premier appel d’offres à mettre en œuvre « la méthode en kit » développée par l’institution de Bretton Woods.

« Nouveau standard » pour la production d’électricité à partie d’énergie solaire

« Les résultats établissent un nouveau standard », indiquent les responsables du programme « scaling solar » dans un communiqué vendredi 27 mai.

En Zambie, neuf mois après son lancement — gestion du calendrier oblige —, sept projets d’énergéticiens ont finalement été retenus en réponse à un appel d’offres lancé par les autorités pour le développement de deux centrales solaires de 50 mégawatts chacune, selon un seconde déclaration, elle rendue publique lundi 30 mai par l’IDC. 48 propositions avaient été adressées à l’IDC entre le 5 octobre et le 13 novembre 2015.

Deux offres tiennent la corde

De celles du français Eren associé au dubaïote Access (en février le binôme annonçait déjà une centrale solaire de 10 MW en Ouganda), d’EDF Energies nouvelles, filiale d’EDF, de l’italien Enel, du consortium sud-africain Mulilo, du britannique Globeleq, du français Neoen (qui en décembre a inauguré à Bordeaux un site présenté comme le plus grand d’Europe avec 300 MW) et de celle du chinois Shanghai Electric Power, ce sont Neoen et Enel qui tiennent la corde.

« Avec des tarifs de 6,02 centimes de dollar (Neoen) le kilowattheure et 7,84 centimes de dollars (Enel), des résultats prévisionnels indiquent que Neoen et Enel remporteront les projets », indique le communiqué de l’IDC, précisant que ces tarifs devront rester fixes pendant 25 ans.

Des prix biens inférieurs aux 20 centimes de dollar le kilowattheure en moyenne pour les centrales au fioul en Afrique subsaharienne, encore très majoritaires, selon un chiffre qui avait était indiqué à Jeune Afrique par Bertrand de la Borde, le directeur Infrastructures Afrique de l’IFC,  au moment du lancement « scaling solar ».

À titre de comparaison, le coût de revient de l’électricité produite à partir du diesel d’un projet non subventionné dans une zone isolée du Tchad peut s’établir à 70 centimes d’euros, contre 40 centimes environ pour l’énergie solaire.

Trois autres pays africaines rejoindront prochainement le programme « scaling solar » annoncent par ailleurs ses responsables.

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