Crash de l’avion d’EgyptAir : aucune piste n’est écartée

Par Jeune Afrique avec AFP

Des proches des passagers de l'Airbus A320 d'EgyptAir le 19 mai 2016 à l'aéroport du Caire. © Khaled Desouki/AFP

Plus de 24 heures après la disparition de l’avion d'EgyptAir dans la nuit de mercredi à jeudi au dessus de la Méditerranée, les opérations se poursuivent pour retrouver l'épave de l’appareil. Si plusieurs pistes sont avancées, aucune n'est confirmée. Le point sur la situation.

Qui sont les victimes ?

Le vol MS804 Paris-Le Caire d’EgyptAir qui s’est abîmé au large de l’île grecque de Karpathos, située entre Rhodes et la Crète, transportait 56 passagers, deux pilotes, trois agents de sécurité et cinq membres d’équipage cabine, soit 66 personnes au total.

Il s’agit, selon EgyptAir, de 30 Égyptiens, 15 Français, un Britannique, un Canadien, un Belge, un Portugais, un Algérien, un Soudanais, un Tchadien, deux Irakiens, un Saoudien et un Koweïtien.

Par PIZARRO, Philippe MOUCHE, Alain BOMMENEL

L'avion d'Egyptair. © Par PIZARRO, Philippe MOUCHE, Alain BOMMENEL

Quelles sont les hypothèses ?

Si Paris n’écarte aucune piste, Le Caire privilégie de son côté celle du terrorisme.

« Aucune hypothèse n’est écartée, aucune n’est privilégiée », a assuré François Hollande quelques heures après le crash jeudi 19 mai. Ce qu’a confirmé vendredi matin le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault : « Nous n’avons absolument aucune indication sur les causes. »

De son côté, le ministre égyptien de l’aviation civile s’est montré plus affirmatif. Chérif Fathi a ainsi déclaré hier que l’hypothèse d’une « attaque terroriste » est « plus probable » que celle d’une défaillance technique. « Mais je ne veux pas tirer de conclusions hâtives », s’est-il ensuite empressé de rajouter.

Aucune information ne permet pour l’heure de confirmer l’une de ces pistes.

Que sait-on des minutes qui ont précédé le crash ?

« Aucun problème » n’a été signalé par le pilote dans le dernier contact avec le vol d’EgyptAir, a indiqué l’aviation grecque, dernière autorité aéroportuaire à avoir été en contact avec l’appareil.

Seule certitude, l’appareil a brutalement décroché  alors qu’il se trouvait déjà dans l’espace aérien égyptien. Selon le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos, l’avion a chuté de 37 000 à 15 000 pieds avant de disparaître des radars.

Alors qu’il se trouvait à plus de 11 000 mètres d’altitude, le vol MS804 « a effectué un virage de 90 degrés à gauche puis de 360 degrés à droite » tout en poursuivant sa chute, a précisé le ministre.

Où en sont les recherches de l’épave ?

Aucun débris n’a pour l’heure été retrouvé, contrairement à ce qu’a annoncé dans la soirée de jeudi  la compagnie EgyptAir sur son compte Twitter. Le Comité grec de sécurité aérienne a en effet démenti ces informations quelques minutes après l’annonce de la compagnie, affirmant que les objets trouvés dans la zone proche du point de chute présumé du vol d’Egyptair « ne proviennent pas d’un avion ».

Ce qu’a ensuite confirmé le vice-président d’Egytair Ahmed Adel sur CNN : les débris retrouvés « n’appartenaient pas à notre avion ».

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a demandé à « tous les appareils de l’État concernés, y compris le ministère de l’Aviation civile, de la marine et de l’armée de l’air d’intensifier les opérations de recherches pour retrouver les débris de l’avion. Les opérations de recherche sont toujours en cours.