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Total et Fakhoury dans l’offshore profond

Par Jeune Afrique

Total a passé un accord avec la société Yam's Petroleum de l'architecte et homme d'affaires Pierre Fakhoury pour un investissement qui pourrait dépasser 250 millions de dollars dans l'exploration-production du bloc pétrolier ivoirien très prometteur CI-100.

Pierre Fakhoury au Palais présidentiel d'Abidjan, le 6 septembre 2007 . Pierre Fakhoury au Palais présidentiel d’Abidjan, le 6 septembre 2007 . © AFP

Le groupe pétrolier français Total a annoncé le 22 octobre la signature d’un accord avec Yam’s Petroleum, la société de l’homme d’affaires et architecte Pierre Fakhoury, qui possède plusieurs permis pétroliers en Côte d’Ivoire. Une annonce qui met fin aux rêves des autres prétendants parmi lesquels BP, Shell, ENI, Lukoil et Vanco.

Aux termes de cet accord conclu début octobre et qui a reçu l’aval des autorités ivoiriennes et de la société nationale Petroci, Total acquiert une participation de 60 % dans le permis CI-100. Yam’s Petroleum conserve une participation de 25 % et Petroci (dirigée par Kassoum Fadika) détient les 15 % restant, mais aura la possibilité d’augmenter ses parts de 7 %.

Situé à 100 kilomètres au sud-est d’Abidjan à la frontière du Ghana, ce bloc possède une superficie de 2 000 km2 par des profondeurs d’eau comprises entre 1 500 et 3 100 mètres. Les premières études sismiques en 3D réalisé par Yam’s Petroleum montrent la présence d’un gisement. Total prévoit de mener de nouvelles études pour compléter la couverture de l’ensemble du permis ainsi qu’un premier forage, au plus tard en 2012.

Un maximum de 1,5 milliards de barils

« C’est une zone prometteuse dont les objectifs géologiques s’apparentent aux découvertes importantes réalisées sur les permis voisins au Ghana », confie Marc Blaizot, directeur géosciences de la branche exploration et production de Total. Dans l’état actuel des connaissances, les réserves pourraient atteindre jusqu’à 1,5 milliard de barils. Si elles venaient à être confirmées, Total pourrait investir plus de 250 millions de dollars pour exploiter ce gisement. Le groupe français est déjà présent en Côte d’Ivoire à travers sa participation dans la Société ivoirienne de raffinage (SIR) et son réseau de stations-service.

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