La Côte d’Ivoire a rendu un dernier hommage à « Papa Wemba, la légende »

Par Jeune Afrique avec AFP

Les membres du groupe ivoirien Magic System rendent hommage à Papa Wemba, le 27 avril 2016 à Abidjan. © Issouf Sanogo/AFP

La Côte d'Ivoire a organisé mercredi à Abidjan une cérémonie d'hommage à Papa Wemba, l'un des derniers rois de la rumba, décédé le 24 avril sur son sol. Le rapatriement du corps de l'artiste à Kinshasa est prévu ce jeudi.

Le cercueil blanc de Papa Wemba, roi de la rumba congolaise décédé sur scène à Abidjan, est apparu mercredi 27 avril sous des applaudissements et une mélodie de l’artiste, décédé dimanche matin sur scène à Abidjan.

La veuve du chanteur, Marie Rose dit maman Amazone, inconsolable, était soutenue par ses proches et de nombreux admirateurs de la star, surtout des Congolais vivant à Abidjan, qui ont pris d’assaut la salle de l’Ivosep (Pompes funèbres) de Treichville, un quartier populaire d’Abidjan.

Des responsables ivoiriens présents

Le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, a assisté à la cérémonie, entouré de nombreux membres de son gouvernement.

L’ancien président ivoirien (1993-1999) Henri Konan Bédié, « parrain » du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua), était également présent, aux côtés de Salif Traoré, dit A’Salfo, leader de Magic System et organisateur du festival.

Papa Wemba mort, est désormais plus grand que vivant

« Un artiste ne meurt pas. Un artiste meurt pour être encore plus grand. Papa Wemba mort, est désormais plus grand que vivant », a déclaré Maurice Bandaman, ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie.

Issouf Sanogo/AFP

Des hommes portent le cercueil de Papa Wemba, le 27 avril 2016 à Abidjan. © Issouf Sanogo/AFP

« Papa Wemba, la légende »

« Papa Wemba est rentré dans une joie plus grande car pour tout artiste de la scène, quelle joie que de mourir sur scène », a poursuivi Maurice Bandaman, avec en arrière plan un poster géant de l’artiste sur lequel on pouvait lire « Papa Wemba, la légende ».

La cérémonie s’est poursuivie jusque tard dans la soirée avec un concert d’hommages à Treichville.

Les hommages se sont multipliés pour saluer un des chanteurs africains les plus populaires d’Afrique et le prince de la Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), mouvement dont il a été l’un des initiateurs au Zaïre dans les années 70 et qui se caractérise par les plus grandes audaces vestimentaires.

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