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Présidentielle au Gabon : « Démocratie Nouvelle », un nouveau parti taillé pour Jean Ping

Jean Ping à Paris en février 2016. © Vincent Fournier/J.A.

À quelques mois de l'élection présidentielle, le Gabon compte un nouveau parti politique : "Démocratie Nouvelle". Une formation destinée à soutenir Jean Ping qui a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle le 13 février dernier à Libreville.

Lancée les 27 et 28 avril à Libreville, la nouvelle formation politique dirigée par l’ancien ministre René Ndemezo’o Obiang est née sous l’impulsion de Jean Ping, de l’ancien Premier ministre Jean Eyeghe Ndong mais aussi du maire d’Oyem, Vincent Essono Mengue.

« Je ne serai pas le candidat d’un seul parti »

« Le but est de regrouper l’opposition trop dispersée », avance René Ndemezo’o Obiang, qui a quitté le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) en février 2015. « Nous avons décidé d’apporter notre soutien à Jean Ping : Démocratie Nouvelle ambitionne de devenir un grand parti pour jouer un rôle moteur dans sa candidature, sans absorber ses autres soutiens qui ne souhaiteraient pas nous rejoindre », poursuit encore l’ancien député de Bitam (Nord).

Pour autant, Jean Ping ne briguera pas l’élection présidentielle sous l’étiquette Démocratie Nouvelle. « Je ne serai pas le candidat d’une seule formation mais celui d’un groupe de partis légalement reconnus », explique à Jeune Afrique l’ancien président de la Commission de l’Union africaine, soucieux de ménager ses soutiens hétéroclites.

Nombreux candidats sur la ligne de départ 

À quelques mois du suffrage, le rival d’Ali Bongo Ondimba (ABO) met donc ses troupes en ordre de bataille. Car la candidature unique de l’opposition face au chef de l’État sortant n’est désormais plus qu’une lointaine chimère.

De nombreux candidats se sont en effet déjà positionnés sur la ligne de départ : au-delà d’ABO et de Jean Ping, seront présents le deuxième Premier ministre d’ABO Raymond Ndong Sima, le chef du parti socialiste gabonais Augustin Moussavou King, mais aussi Guy Nzouba-Ndama, qui a démissionné avec fracas de l’Assemblée nationale fin mars. Une liste qui devrait encore s’allonger.

>> Regardez notre interview vidéo de Jean Ping. Si vous consultez cet article depuis notre application mobile, cliquez ici.