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Mali : le FMI prévoit une croissance de 5,3 % du PIB en 2016

Par Jeune Afrique

Quartier Faso Kanu de la ville de Bamako (Mali). Le 11 mars 2014. © Emmanuel Daou Bakary pour Jeune Afrique

La bonne performance de 2015 (+6 %) devrait être maintenue cette année, à moins d'une dégradation de la situation sécuritaire. L'institution internationale salue en outre les efforts en matière de discipline budgétaire du gouvernement.

C’est un satisfecit que les équipes du Fonds monétaire international (FMI) ont adressé au gouvernement malien, à l’issue de rencontres organisées à Washington du 04 au 19 avril. Dans un communiqué publié mardi 19 avril, l’institution internationale met en exergue la « forte performance de l’économie du Mali en 2015 », avec un taux de croissance réelle du PIB de +6 %, porté par les bons résultats de l’agriculture et des services.

La croissance économique du PIB devrait atteindre +5,3 % du PIB en 2016 selon le FMI, qui souligne toutefois que cette prévisions est sujette à « certains risques, provenant principalement de la fragile situation sécuritaire du Mali ».

La visite de la délégation malienne, conduite par Boubou Cissé, le ministre de l’Économie et des Finances, est intervenue à l’occasion de la cinquième revue du programme économique et financier du gouvernement appuyé par le FMI dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Ce mécanisme consiste en financements concessionnels (taux d’intérêt initial de 0 %, ajusté tous les deux ans, un différé d’amortissement de cinq ans et une échéance maximale de 10 ans), déboursés par tranches successives en fonction des réformes accomplies pour la stabilité et la viabilité macroéconomiques, la croissance et la réduction de la pauvreté.

Le FMI et le Mali ont signé un FEC de trois ans pour un montant équivalant à 46 millions de dollars en décembre 2013. Le Fonds avait suspendu les décaissements de cette aide mi-2014, inquiet des conditions de l’acquisition d’un avion présidentiel et d’un contrat de fournitures militaires.

Le versement de cette aide a repris en décembre 2014, à la suite d’une réforme du Code des marchés publics et de la publication de deux audits indépendants sur les manquements aux règlements dans la conclusion de ces contrats.

Hausse des recettes fiscales

Dans le communiqué de mardi, les équipes du FMI estiment que « la mise en œuvre du programme économique du gouvernement, appuyé par la FEC, est restée bonne et [que] le Mali a atteint tous les objectifs quantitatifs, souvent avec de grandes marges ». Elles mettent notamment en exergue la hausse des recettes fiscales qui ont augmenté de +1,75 % du PIB, ce qui a permis « une réduction du déficit public global à 1,8 % du PIB ».

Les experts du Fonds se félicitent également « des progrès réalisés […] dans la mise en œuvre des réformes structurelles » dans la gestion des finances publiques, l’amélioration de l’administration fiscale et la réforme du secteur financier.

Un nouveau décaissement attendu

« Sur cette base, la mission du Fonds et les autorités se sont mises d’accord sur la conclusion de la cinquième revue de la FEC. Cet accord est soumis à l’approbation de la direction du FMI et du conseil d’administration, qui devrait examiner la cinquième revue en juin », écrit l’institution multilatérale.

Cette approbation devrait déboucher sur le décaissement d’une nouvelle tranche du FEC.

Lors de la conclusion de la quatrième revue, en décembre 2015, le conseil d’administration du Fonds avait approuvé le déboursement d’environ 5,5 millions de dollars, portant à 30 millions de dollars le total des décaissements accordés dans le cadre du FEC.

 

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