Tchad : les leaders de la société civile condamnés à quatre mois de prison avec sursis

Des policiers et des militaires patrouillent dans les rues de N'Djamena, le 15 juin 2015, au Tchad. © Brahim Adji / AFP

Le tribunal correctionnel de N'Djamena a condamné jeudi à quatre mois de prison avec sursis les quatre leaders de la société civile arrêtés parce qu'ils voulaient organiser des manifestations contre la candidature du président Idriss Déby Itno à un cinquième mandat. Le parquet avait requis six mois de prison ferme.

Sur les trois chefs d’accusation retenus à leur encontre – tentative de trouble à l’ordre publique, opposition à une autorité légitime et provocation à un attroupement non-armé – seul le dernier cité a été pris en compte. Le tribunal correctionnel de N’Djamena a ainsi condamné à quatre mois de prison avec sursis les quatre leaders de la société civile. Le parquet avait requis six mois de prison ferme.

« Je viens de signer leur ordre de mise en liberté », a déclaré à Jeune Afrique Alghassim Khamis, le procureur de la République.

Mahamat Nour Ahmed Ibedou (porte-parole de la coalition « Ça suffit »), Younous Mahadjir (secrétaire général de l’Union des syndicats du Tchad), Céline Narmadji (porte-parole de la coalition « Trop c’est trop« ) et Nadjo Kaina Palmer (porte-parole du mouvement Iyina) avaient été arrêtés le 22 mars parce qu’ils voulaient organiser des manifestations contre la candidature du chef de l’État Idriss Déby Itno à un cinquième mandat.

Ils devraient tenir une conférence de presse dans les prochaines heures.

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