Présidentielle au Congo : Kolélas, arrivé deuxième, accepte les résultats officiels

Par Jeune Afrique avec AFP

Guy-Brice Parfait Kolélas arrivé deuxième avec un peu plus de 15, 05% des voix, s'adresse à ses militants lors d'un meeting à Brazzaville le 17 mars 2016. © Marco Longari/AFP

Lors d'une conférence de presse tenue mercredi à Brazzaville, l'opposant Guy-Brice Parfait Kolélas, arrivé deuxième lors de la présidentielle du 20 mars, a appelé ses partisans à accepter les résultats officiels du scrutin et invité Denis Sassou Nguesso, le président réélu, à "avoir le triomphe modeste" et "apaiser tous les Congolais".

« Nous disons ne pas verser dans la polémique et nous acceptons le verdict, quoique discutable, de la Cour constitutionnelle. » C’est en ces termes que Guy-Brice Parfait Kolélas, arrivé deuxième lors de la présidentielle du 20 mars au Congo-Brazzaville, a reconnu finalement les résultats officiels du scrutin, à l’occasion de sa première conférence de presse qu’il a donnée, le 6 avril, depuis l’élection.

Sa requête demandant à la Cour constitutionnelle d’annuler ou de reformuler certains résultats de la présidentielle avait été jugée, le 4 avril, « irrecevable parce que déposée au-delà des délais constitutionnels ».

« Persévérez dans la foi »

« C’est avec un cœur serré et plein de tristesse que je m’adresse à tous ceux qui m’ont fait confiance : persévérez dans la foi qu’un jour nous ferons triompher les idéaux pour lesquels nous nous battons. Je sais qu’ils savent qu’il [aurait dû y avoir] un deuxième tour de l’élection présidentielle et que j’étais qualifié pour ce deuxième tour », a déclaré Guy-Brice Parfait Kolélas.

Le président Sassou Nguesso devra s’élever pour apaiser tous les Congolais

« J’invite cependant le président Denis Sassou Nguesso, proclamé vainqueur, à avoir le triomphe modeste, car cette élection a été émaillée d’irrégularités de tous genres. Il devra s’élever pour apaiser tous les Congolais », a-t-il ajouté.

Quarante-huit heures plutôt, dans les quartiers sud de Brazzaville, qui lui sont favorables, des accrochages avaient eu lieu entre les forces loyales et des miliciens « ninja » Nsiloulou que dirigeait Frédéric Bintsamou, plus connu sous le nom de pasteur Ntumi, selon la version officielle du gouvernement congolais. Le pasteur Ntumi avait appelé à voter pour Guy-Brice Parfait Kolélas.