Congo : l’opposition appelle la communauté internationale à initier un dialogue politique

Charles Bowao, coordinateur du Frocad/IDC, coalition de l'opposition au Congo-Brazzaville. © Trésor Kibangula/J.A.

Dans une déclaration rendue publique mardi, Charles Zacharie Bowao, coordonnateur du Frocad/IDF, coalition de l'opposition au Congo-Brazzaville, invite la communauté internationale à agir pour la tenue d'un dialogue politique dans le pays.

Pour l’opposition, la « crise politique, institutionnelle et postélectorale » a atteint « [son] seuil critique » au Congo-Brazzaville. Au lendemain des combats qui ont eu lieu dans les quartiers sud de la capitale, le Frocad-IDC (Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique-Initiative pour la démocratie au Congo), appelle ainsi à l’ouverture de pourparlers politiques.

« Les plateformes politiques Frocad-IDC invitent la communauté internationale à créer les conditions d’un dialogue politique en vue de sortir le Congo de [la] crise », a plaidé, le 5 mars, Charles Zacharie Bowao, président de la coordination de la principale coalition de l’opposition, dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux.

Qui a attaqué le sud de Brazzaville ?

Le gouvernement a annoncé lundi que des investigations étaient en cours pour déterminer les commanditaires de l’attaque du 4 avril dans le sud de Brazzaville. Dans son viseur « certains candidats [de l’opposition] et leurs soutiens [qui] n’ont eu de cesse d’en appeler à la désobéissance civile et à l’insurrection armée » à l’issue de la présidentielle du 20 mars, a affirmé Thierry Moungalla, son porte-parole.

Réponse du berger à la bergère : le Frocad-IDC accuse lui « le gouvernement sortant [d’avoir] créé les troubles dans Brazzaville sud et dans le Pool » afin de permettre la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle par la Cour constitutionnelle.

L’un des membres de la coalition, Guy-Brice Parfait Kolélas, arrivé deuxième selon les résultats officiels qu’il conteste, a quant à lui demandé qu’une « enquête soit menée en toute impartialité », réfutant la version officielle de l’attaque dans les quartiers sud de la capitale.

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