Fermer

Centrafrique : la France confirme que l’opération Sangaris prendra fin en 2016

Par Jeune Afrique avec AFP

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avec des soldats français de la force Sangaris, dans le camps de Mkoko, le 2 janvier 2014. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Jean-Yves Le Drian a annoncé mercredi que la France mettra fin dans le courant de l'année 2016 à la force Sangaris, l'opération militaire française en Centrafrique, sans toutefois donner de calendrier précis.

« La France va mettre fin en 2016 à Sangaris, son opération militaire en Centrafrique, estimant sa mission de restauration de la sécurité accomplie après trois ans de sanglants affrontements intercommunautaires », a déclaré le ministre français de la Défense à Bangui, venu assister à l »investiture du nouveau président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, à Bangui.

Nous voyons sortir le pays d’une longue période de trouble et d’incertitudes

« En l’espace de deux ans, la force Sangaris a réussi à ramener le calme et à empêcher l’inacceptable », s’est félicité le ministre devant les forces françaises stationnées à l’aéroport M’Poko, près de la capitale centrafricaine.

« Bien sûr tout n’est pas résolu mais nous voyons enfin le pays sortir d’une longue période de troubles et d’incertitudes ». Mais, « dans un tel contexte, je peux vous confirmer la fin de l’opération Sangaris dans le courant de l’année 2016 », a-t-il ajouté. 

Pas de calendrier précis

Jean-Yves Le Drian n’a toutefois pas donné de calendrier précis de retrait, indiquant seulement que la France compte réduire ses effectifs en Centrafrique progressivement au cours de l’année. À l’issue de l’opération Sangaris, environ 300 soldats resteront dans le pays, contre 900 aujourd’hui.

« Ils rejoindront la force de l’ONU en Centrafrique (la Minusca) pour en garantir la robustesse et participeront à la mission européenne de formation de l’armée centrafricaine (EUTM RCA) », a informé Jean-Yves Le Drian.

« Quelques éléments français continueront aussi à assurer la sécurité de l’aéroport. Les soldats français stationnés en Côte d’Ivoire et au Sahel seront par ailleurs prêts à intervenir rapidement si nécessaire », a précisé le ministre.

Au plus fort des tensions, la France a mobilisé jusqu’à 2500 hommes dans le cadre de la force Sangaris, qui devait initialement être de courte durée. À l’avenir, la Minusca qui compte 12 000 hommes sera renforcée pour devenir le pilier sécuritaire dans le pays.

Ces derniers mois, plusieurs allégations d’abus sexuels impliquant des soldats français et des Casques bleus contre des civils ont entaché le mandat des forces internationales en Centrafrique, et font l’objet d’une enquête des Nations-Unies.

Couverture

L’actu n’attend pas !


Couverture

Accédez à toute l'actualité africaine où que vous soyez en souscrivant à l'Edition Digitale de Jeune Afrique

Je m'abonne J'achète ce numéro