Maisons du Monde s’implante en Afrique

Le Morocco Mall, le 1er décembre 2011. © Hassan OUAZZANI pour Jeune Afrique

L'enseigne d'ameublement et de décoration française s'associe à Aksal, l’un des deux promoteurs du Morocco Mall, le centre commercial géant de Casablanca, et y ouvrira une boutique avant la fin de l'année, a appris "Jeune Afrique" vendredi.

Maisons du Monde, la société domiciliée à Nantes qui commercialise des collections de meubles et d’objets de décoration dans 262 magasins dans sept pays – France, Italie, Espagne, Belgique, Allemagne, Suisse et Luxembourg – va s’installer au Marocco Mall avant la fin de l’année, a appris Jeune Afrique vendredi.

Une arrivée, scellée dans le cadre d’un partenariat avec le groupe marocain Aksal, l’un des deux promoteurs du centre commercial géant de Casablanca, qui intervient alors que la franchise marocaine des Galeries Lafayette, l’enseigne parisienne de grands magasins, va fermer boutique le 31 mars et que Tati a annoncé s’y installer également.

Porter la part des ventes à l’international à 50% d’ici cinq ans

Maisons du Monde a réalisé 699,4 millions de chiffre d’affaires en 2015, en hausse de +15,7% sur un an, dont 34 % hors de France. Une part que le groupe veut faire croître avec l’objectif de réaliser la moitié de son chiffre d’affaires sous cinq ans hors de l’Hexagone.

À son ouverture en décembre 2011, le Morocco Mall, ses 70 000 mètres carrés de galerie marchande et ses 350 commerçants (dont les marques de luxe Louis Vuitton, Prada, Dior, Fendi et Gucci) revendiquait le rang de plus grand centre commercial d’Afrique du Nord et espérait attirer 14 millions de visiteurs par an. Ses deux promoteurs – le marocain Aksal et le saoudien Nesk Investment – avaient investi 2 milliards de dirhams (176 millions d’euros) pour son ouverture.

Le taux de fréquentation du centre commercial a augmenté de 11 % en 2015 pour atteindre 18 millions de visiteurs à fin décembre 2015. Le taux d’occupation se situe autour de 94%. Mais sa taille et son modèle, tourné en grande partie vers le haut-de-gamme, font douter nombre de spécialistes de la réalité de son succès : attirer est une chose, faire consommer en est une autre.

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