Jonas Savimbi dans « Call of Duty » : la justice française annule la procédure

Par Jeune Afrique avec AFP

Les enfants de Jonas Savimbi, Cheya, Alleluia et Helena, avec leur avocate Carole Enfert, le 3 février au tribunal à Paris. © Jacques Demarthon/AFP

La justice française a annulé jeudi pour "vice de forme" l'action judiciaire engagée par des enfants de l'ex-chef chef rebelle angolais Jonas Savimbi contre le célèbre jeu vidéo "Call of Duty" qui met en scène leur père.

Dans ce jugement rendu jeudi 24 mars, consulté par l’AFP, les magistrats du tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) n’ont pas tranché sur le fond de l’affaire.

Saisi le 3 février suite à la plainte déposée mi-janvier pour diffamation et atteinte à l’honneur, le tribunal de la région parisienne a constaté son incompétence géographique et « la nullité de l’assignation » pour vice de forme.

Le problème pour les juges : les enfants de l’ex-chef rebelle angolais n’ont pas notifié leur action en diffamation au procureur de la République, un garde-fou prévu par la loi sur la liberté de la presse.

Nouvelles poursuites envisagées

« Déçus » par cette décision, les descendant de l’ex-figure de la rébellion angolaise n’entendent pas en rester là, « choqués » de voir apparaître leur père en allié d’Alex Mason, le héros de « Call of Duty », tel un « monstre » « barbare », dans une courte séquence de l’opus Black Ops II sorti en 2012, et enrichie en 2014.

« Nous envisageons très fortement une action aux États-Unis », a fait savoir Me Carole Enfert, tout en se disant prête à « reprendre la procédure à zéro » en France.

Avec 250 millions d’exemplaires écoulés depuis sa création en 2003, « Call of Duty » a déjà mis en scène Fidel Castro, John F. Kennedy ou encore l’ex-dictateur déchu du Panama Manuel Noriega. Ce dernier avait vu sa plainte rejetée par la justice américaine en 2014.

 

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