Algérie : British Petroleum et Statoil retirent temporairement leur personnel du site gazier d’In Salah

Le complexe gazier de Krechba, dans le centre de l'Algérie. © ALFRED DE MONTESQUIOU/AP/SIPA

Quatre jours après l'attaque terroriste du champ gazier de Krechba, à 200 km de la ville d'In Salah, British Petroleum et Statoil, les deux compagnies pétrolières qui gèrent ce site en partenariat avec la Sonatrach, ont annoncé le retrait progressif de leur personnel par mesure de sécurité.

Les compagnies pétrolières British Petroleum et Statoil ont décidé de retirer temporairement leur personnel du site gazier de Krechba près de la ville d’In Salah, qu’ils exploitent en partenariat avec la Sonatrach, et qui a été la cible, le 18 mars, d’une attaque terroriste.

« BP a décidé de procéder à une relocalisation progressive de son personnel opérant dans les sites d’In Salah et In Amenas au cours des deux prochaines semaines. Cette décision a été prise par mesure de précaution », annonce le groupe pétrolier britannique dans un communiqué diffusé ce lundi 21 mars, sans préciser le lieu où son personnel sera relocalisé.

Dans une démarche similaire, le norvégien Statoil a décidé de retirer son personnel des champs gaziers d’In Salah et d’In Amenas, ainsi que celui présent au centre de Hassi Messaoud. Refusant de dévoiler le nombre de ses employés pour des raisons de sécurité, le groupe pétrolier a indiqué que « la production a redémarré mais que dans la situation actuelle, le retrait de son personnel est la bonne décision à prendre ».

L’armée algérienne sur le qui-vive

La décision du retrait momentané de ces deux compagnies intervient le lendemain d’un conseil restreint présidé par le chef de l’État algérien, Abdelaziz Bouteflika, en présence notamment du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et du vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, autour de la situation sécuritaire dans la région.

Selon un communiqué officiel, le président Bouteflika a donné « des directives dans les domaines sécuritaires, humanitaires et diplomatiques afin de faire face à la situation qui prévaut dans la sous-région ».

Menaces régionales

Le 13 mars, le chef d’état-major algérien, Gaïd Saleh, a mis en garde contre « l’aggravation inédite » de la situation sécuritaire dans la région. « Ce que notre région vit actuellement comme troubles et aggravation inédite de la situation sécuritaire augurent, sans doute, d’issues défavorables sur la sécurité et la stabilité des pays de la région », avait-il déclaré en appelant l’armée à la vigilance.

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