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Six Africaines qui font avancer la science

De g. à dr. et de haut en bas : Quarraisha Abdool Karim, Rajaa Cherkaoui, Halima Benbouza, Segenet Kelemu, Sherien Elagroudy et Francine Ntumi? © DR / Montage J.A.

Le continent est aussi un bouillon de culture scientifique ! Voilà ce que le Next Einstein Forum (NEF), qui se tenait du 8 au 10 mars à Dakar, a voulu démontrer en invitant les savants du continent à présenter leurs travaux. Parmi les invités, 40 % de femmes. L'occasion de dresser une liste - non exhaustive - des plus talentueuses savantes africaines.

Quarraisha Abdool Karim, une va-t-en guerre contre le VIH

Lauréate Afrique du Prix L’Oréal-Unesco pour la Science 2016, cette épidémiologiste sud-africaine a conçu des outils simples et efficaces pour que les jeunes femmes – les 15-24 ans sont les plus touchées dans le pays -, se protègent contre le VIH. C’est en recueillant des témoignages de travailleuses du sexe qu’elle a eu l’idée de développer un gel microbicide ainsi qu’un anneau vaginal, deux méthodes qui réduisent les risques d’infection de près de 40%.

Rajaa Cherkaoui, exploratrice de particules

Spécialiste en physique nucléaire, cette astrophysicienne marocaine fait partie de l’équipe de recherche ATLAS qui a découvert le Boson de Higgs, cette particule responsable de la création de masse dans l’univers. Professeur à l’Université Mohammed V-Agdal de Rabat, elle intervient aussi dans les lycées et parraine des clubs de sciences dans des quartiers défavorisés, convaincue qu’il faut commencer très tôt à intéresser les jeunes filles aux sciences pour leur donner envie de faire carrière dans ce domaine.

Halima Benbouza, chasseuse d’OGM

Lauréate du prestigieux prix américain Women in Science Hall of Frame en 2014, cette bio-technologiste algérienne dirige le Centre de recherche en biotechnologie (CRBt) à Constantine. Fascinée par la génétique, elle travaille notamment sur la détection des OGM présents dans notre alimentation. Soucieuse de hisser les recherches de son centre au niveau des standards internationaux, elle a mis en place des partenariats avec des centres de recherches occidentaux pour bénéficier de leur expertise en matière de biosûreté, de biosécurité et d’intégrité de la recherche.

Segenet Kelemu, Démeter en blouse blanche

Cette biologiste éthiopienne a trouvé comment rendre les plantes fourragères plus résistantes aux maladies et aux changements climatiques afin de pouvoir nourrir de manière écologique et durable les animaux d’élevage. Lauréate Afrique du Prix L’Oréal-Unesco pour la Science en 2014, elle a été la première femme à intégrer l’université d’Éthiopie et dirige aujourd’hui le Centre international de physiologie des insectes et l’écologie (Icipe) à Nairobi.

Sherien Elagroudy, alchimiste des déchets

Désignée « Young Scientist » lors du Forum économique mondial en 2013, cette jeune ingénieure égyptienne cherche à valoriser nos déchets en les transformant en combustibles solides. Elle mène ses travaux au Centre d’excellence de la gestion des déchets solides, à l’Université Ain Shams du Caire, institution qu’elle a fondée.

Francine Ntoumi, chercheuse moléculaire d’avant-garde

Première femme africaine à recevoir le prix Georg-Forester qui distingue les chercheurs pour les travaux menés dans leur pays d’origine, elle a aussi été le premier chercheur congolais à publier dans la célèbre revue américaine Science. La biologiste a mené de nombreux travaux sur le paludisme, notamment dans le cadre de sa thèse réalisée à l’Institut Pasteur de Paris. Militant pour donner plus de place à la science en Afrique, elle créé en 2008 la Fondation congolaise pour la recherche médicale à Brazzaville.
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