Le FMI envisage de prêter 2,8 milliards de dollars à la Tunisie

Par Jeune Afrique

Tunis, le 10 juillet 2015. © Sophia Barakat pour Jeune Afrique

Demandé par la Tunisie en septembre 2015, ce nouveau plan d'aide prévu sur quatre ans est encore soumis à la validation du conseil d’administration du Fonds monétaire internationale qui se prononcera le 22 avril. La précédente ligne de crédit du FMI en Tunisie atteignait 1,75 milliard de dollars sur deux ans. Un (important) coup de pouce supplémentaire censé appuyer la reprise de l’économie tunisienne.

Le FMI envisage de sceller avec la Tunisie un nouveau plan d’aide « pour un montant qui devrait avoisiner 2,8 milliards de dollars » sur quatre ans, a fait savoir Amine Mati, chef de la mission du FMI pour la Tunisie, dans un communiqué jeudi 3 mars, au terme d’une visite officielle engagée le 18 février.

L’accord est encore soumis à la validation du conseil d’administration du Fonds qui se prononcera le 22 avril, ainsi que l’avait indiqué fin février le nouveau représentant du FMI dans ce pays, Robert Blotevogel.

Objectif : « Accélérer la croissance économique et le rôle que le FMI peut jouer à l’appui de la reprise de l’économie tunisienne », note l’institution de Bretton Woods dans son communiqué.

Un plan d’aide demandé par Tunis en septembre

La Tunisie avait annoncé en septembre dernier avoir demandé un nouveau plan d’aide au FMI, à l’occasion d’une visite de sa directrice générale, Christine Lagarde.

À 44,27 milliards de dollars en 2015, le PIB tunisien n’a crû que de +0,8 % en 2015, l’économie étant frappée de plein fouet par des attentats meurtriers qui ont fait plonger le tourisme.

Le précédent plan d’aide, qui avait fait l’objet d’un agrément en juin 2013, avait été approuvé par un accord dit « de confirmation » (taux non concessionnels mais meilleurs que sur les marchés privés, remboursement sur 3 à 5 ans au terme du décaissement de l’emprunt) dans le jargon de l’institution de Bretton Woods. Ce précédent plan était doté de 1,75 milliard de dollars sur 24 mois. Il était destiné à soutenir la transition politique après la révolution de 2011.

Le nouveau plan relève, lui, du Mécanisme élargi de crédit (MEDC) prévu par le FMI lorsqu’un pays se heurte à de graves problèmes de balance des paiements à moyen-terme en raison de faiblesses structurelles.

Son délai de remboursement est a fortiori plus long, souvent compris entre 4 et 10 ans.

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