Présidentielle au Congo : le candidat Mokoko exige le report du scrutin prévu le 20 mars

Par - à Brazzaville

Jean-Marie Michel Mokoko à Brazzaville le 3 mars 2016. © DR

À la veille du lancement de la campagne électorale, le général Jean-Marie Michel Mokoko, l'un des neuf candidats à la présidentielle du 20 mars au Congo, a exigé jeudi le report du scrutin, dénonçant une « gouvernance électorale opaque ».

D’une voix tremblotante mais sereine, le général Jean-Marie Michel Mokoko a fait, le 3 mars, le procès du processus électoral en cours au Congo-Brazzaville.

Lors d’un point de presse organisé depuis la capitale congolaise, à la veille du lancement de la campagne électorale, l’ancien chef d’état-major, candidat à la présidentielle du 20 mars, a entre autres dénoncé une opération « raccourcie » de révision des listes électorales « ne permettant pas l’enrôlement exhaustif des électeurs », une loi électorale « précipitamment adoptée » par l’Assemblée nationale et une commission électorale qui demeure un « organe d’accompagnement du gouvernement ».

« Gouvernance opaque »

En conséquence, « l’organisation de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 se fait dans le cadre d’une gouvernance électorale opaque qui ne lui garantit ni la transparence ni la crédibilité », a clamé le général Mokoko.

Se prévalant de sa qualité de candidat validé par le Conseil constitutionnel, il s’est alors estimé légitime « à exiger le report de ce scrutin susceptible d’affecter la paix sociale et la concorde nationale ».

Pas d’appel au boycott

Le candidat indépendant voudrait ainsi réclamer « [son] droit légitime de [s]’engager dans une compétition dans laquelle les règles de jeu ne devraient pas être frappées du sceau de la non transparence et de l’insincérité ».

Mais le général Mokoko ne compte pas pour autant se retirer de la course présidentielle. « Si le gouvernement reste sourd » à sa requête, il n’appellera pas au boycott, a-t-il assuré, promettant, dans ce cas, de « [continuer] à appeler le peuple à prendre ses responsabilités ». « Car le peuple a droit à ce que le scrutin soit sincère et son vote pris en compte », a-t-il conclu.