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Tunisie : la douane annonce une saisie record d’armes avant de réaliser qu’il s’agit de jouets

La douane tunisienne a déclaré avoir réalisé une saisie record d'armes avant de se raviser. © Gordon Tarpley/CC/Flickr

Confiée à la brigade antiterroriste tunisienne, une enquête sur une saisie d’armes a fait les gros titres dans le pays, d'abord flatteurs, puis moqueurs.

« Ça peut faire un attentat spectaculaire »

Le mercredi 10 février, une conférence de presse est organisée par la Direction générale des douanes pour « faire le point sur l’opération de saisie d’armes et munitions menée la veille » à Nabeul.

Adel Ben Hassen, directeur général des douanes y liste, entre autres, des balles de différents calibres, une « arme de guerre », « un drone de petite taille », des « pistolets », et des « bombes à gaz ».

Un ancien dirigent du PSL (Parti Social-Libéral) est même allé jusqu’à déclarer, selon Nawaat : « On nous parle d’une arme de guerre, ça peut être un bazooka. Un bazooka plus un drone ça peut faire un attentat spectaculaire ».

Le procureur se ravise

Il aura fallu plus d’une semaine au procureur général de Tunis pour se raviser, indiquant que le « rapport balistique effectué sur les armes saisies à l’intérieur du conteneur a prouvé que ces armes étaient des jouets et ne présentaient aucun danger pour la sécurité du pays. En se basant sur ce rapport, l’aspect terroriste de cette affaire a été écarté. »

Entre humour et indignation, la Toile n’a pas tardé à réagir :

Une affaire toujours en cours

Au milieu des pistolet en jouet se trouvaient malgré tout une arme réelle, un pistolet « Glock » de calibre 9mm, sans autorisation d’utilisation.

Le dossier a donc été transmis au Tribunal de première instance de Nabeul, a précisé le Procureur général de Tunis, pour « possession d’arme sans autorisation » et pour « non-déclaration de l’existence d’objets dans le conteneur ».

En attendant la suite de l’affaire, les suspects ont été libérés après avoir dépassé le délai d’arrestation relatif aux affaires judiciaires, fixé à six jours.

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