Athlétisme : le Kenya menacé d’être exclu des JO de Rio

Sebastien Coe, le président de l'IAAF. © JEAN-CHRISTOPHE BOTT/AP/SIPA

Sebastian Coe, le président de la Fédération internationale d'athlétisme, a menacé jeudi d'exclure le Kenya des Jeux olympiques de Rio si le pays ne respectait pas les règles de l'Agence mondiale antidopage.

Ce jeudi, Sebastien Coe, le président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), a laissé entendre que les athlètes kényans pourraient être privés des Jeux Olympiques de Rio. « Nous savons que la réputation de l’athlétisme est principalement altérée par un petit nombre de pays et nous devons être beaucoup plus proactifs. Si cela signifie les écarter des Championnats du monde ou des Jeux olympiques, nous le ferons. Je sais que l’agence mondiale antidopage a regardé de près l’agence kényane antidopage. Bien sûr, nous contrôlons ça à l’IAAF », a déclaré Sebastien Coe à la BT Sport TV. 

Selon The Guardian, le Kenya n’aurait pas réussi, la semaine passée, à prouver à l’Agence mondiale antidopage qu’il respectait toutes les normes en la matière. Le président Sebastien Coe a confirmé qu’il allait imposer des sanctions sévères aux pays dont les athlètes se sont rendus coupables de dopage.

40 athlètes suspendus pour dopage

Ce qui est justement le Kenya, qui avait terminé pour la première fois en tête du tableau des médailles (sept médailles d’or, six d’argent et trois de bronze) aux mondiaux de Pékin en 2015. De fait, le pays comptabilise plus de 40 athlètes suspendus pour dopage ces trois dernières années.

Retrait du directeur exécutif de la fédération kényane d’athlétisme

Les deux athlètes Joyce Zakari (400 m) et Francisca Koki Manunga (400 m haies) avaient été contrôlées positives lors des Mondiaux d’athlétisme de Pékin en août 2015 et suspendues pour dopage. Ces dernières ont ensuite accusé le directeur général de leur fédération de leur avoir demandé un pot-de-vin au cours de l’année 2015 pour atténuer la durée de leur suspension pour dopage. Le directeur exécutif de la fédération, Isaac Mwangi, a par la suite publié une lettre, mi-février, dans laquelle il affirme se mettre en retrait de l’instance durant 21 jours.

Mathew Kisorio, déjà suspendu pour dopage 

En août 2012, le coureur kényan de semi-marathon Mathew Kisorio avait, lui aussi, écopé d’une suspension de deux ans pour dopage, après un contrôle positif aux championnats nationaux. L’athlète avait alors déclaré que le dopage était fréquent dans l’athlétisme kényan, racontant comment il s’était dopé en avril de la même année avant le marathon de Boston où il s’était emparé de la dixième place.

 

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