Eiffage Sénégal accélère en Afrique de l’Ouest

Par - à Dakar

Les chantiers de construction de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio-Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD), confiés à Eiffage Sénégal, arrivent à leur terme © DR

Mise sous pression sur son marché historique sénégalais où elle est présente depuis 90 ans, l’entreprise de BTP Eiffage Sénégal est en discussion sur plusieurs projets au Bénin, au Burkina, en Guinée et en Mauritanie.

La filiale sénégalaise du groupe français de BTP Eiffage, a vu son chiffre d’affaires baisser sur les deux dernières années (48,6 milliards de FCFA en 2014 et 42,2 milliards en 2015). En 2013, il avait atteint 53,7 milliards de FCFA. C’est que les chantiers de construction de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio-Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) arrivent à leur terme ainsi que certains autres chantiers, explique à Jeune Afrique, Gérard Sénac, son président-directeur général.

Sans compter, également, une concurrence qui devient chaque jour un peu plus vive avec l’arrivée de groupes de BTP chinois sur le marché local.

Dans ce contexte, le groupe accélère son redéploiement dans la sous-région ouest-africaine. Par exemple, il travaille depuis six mois à la réhabilitation de Koulouba, le palais présidentiel malien à Bamako. Eiffage Sénégal discute également avec les gouvernements des pays concernés sur des projets d’autoroute et de pont à Conakry, à Nouakchott en Mauritanie, révèle Gérard Sénac à Jeune Afrique.

Tête de pont

La même démarche est opérée au Burkina et au Bénin. « On essaie de transposer le modèle de Dakar (l’autoroute à péage, Ndlr) dans la sous-région, avec des propositions acceptables pour les autorités, sur les plan des coûts et de la technique », dit-il.

Implantée au Sénégal depuis 1926, l’entreprise boucle ses 90 ans de présence dans le pays. Autant dire que les bases sont suffisamment solides pour entamer une expansion sous-régionale sûre. « Eiffage Sénégal restera la tête de pont du groupe en Afrique de l’ouest puisque nous disposons de connexions, d’une forte valeur ajoutée et surtout d’équipes structurées et expérimentées maîtrisant bien les réalités du terrain », explique Alioune Badiane, directeur général adjoint de l’entreprise.

Celle-ci est active dans plusieurs secteurs (route et voirie, réseaux et assainissement, travaux hydro-agricoles, BTP, génie civil, travaux maritimes) et comptait 1 185 salariés en 2015. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 48,55 milliards de francs CFA (74 millions d’euros) en 2014.

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