Côte d’Ivoire : Puma Energy va reprendre les stations-service de Petroci

Par - à Abidjan

L'excédent mondial de la production pétrolière, supérieur en moyenne à 1 million de barils par jour cette année, serait au total largement effacé l'an prochain, selon les estimations de l'Opep. © Michel Euler/AP/SIPA

La compagnie Puma Energy s'apprête à acquérir tout le réseau de distribution de la Société nationale d'opérations pétrolières de Côte d'Ivoire (Petroci - publique).

Le réseau est estimé à 40 stations dont une trentaine sont en activité.

Le coût de cession, dans ce marché conclu de gré à gré, n’est pas encore connu. Des discussions sont ouvertes entre Petroci et Puma Energy afin d’évaluer les actifs et d’en fixer le prix. En attendant, l’audit préalable (due diligence) se poursuit.

L’information, rapportée par nos confrères de Africa Intelligence, a été confirmée à Jeune Afrique par Bruno Koné, ministre de l’Économie numérique et porte-parole du gouvernement.

« Face aux difficultés financières de Petroci, il fallait agir », a expliqué le dirigeant ivoirien, qui a révélé que les tractations ont fait l’objet d’une validation durant le Conseil des ministres tenu le 10 février à Abidjan.

Parts de marché

Au cours des derniers mois, Petroci a perdu plus de 6 % de parts de marché dans le secteur de la distribution de produits pétroliers, dominé par le français Total et par le hollandais Vivo Energy (qui distribue les carburants et lubrifiants de Shell).

Depuis 2015, Puma Energy dispose d’un agrément pour la distribution de produits pétroliers en Côte d’Ivoire. Auparavant l’entreprise se contentait d’acheter des produits pétroliers en vue de les stocker dans ses grandes sphères du port d’Abidjan avant de les réexporter vers la sous-région.

Spécialisé

Puma Energy est un filiale du groupe Trafigura Beheer BV. Cette multinationale, spécialisée dans le courtage pétrolier, a ses quartiers généraux en Suisse mais est enregistrée aux Pays-Bas. Trafigura était l’affréteur du cargo Probo Koala, responsable du déversement de déchets toxiques dans le district d’Abidjan en août 2006, qui, selon la justice ivoirienne, avaient causé la mort de 17 personnes et des dizaines de milliers d’intoxications.

En Côte d’Ivoire, Puma Energy est présidé par Ahmadou Touré, neveu du chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara.

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