UA : quatre présidents et un Premier ministre au Burundi pour convaincre Nkurunziza

Pierre Nkurunziza. © Bruno Lévy pour J.A.

Afin de convaincre le président Pierre Nkurunziza d’accepter l’envoi d’une force de stabilisation au Burundi, l’Union africaine va dépêcher une délégation composée des présidents mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, sud-africain, Jacob Zuma, sénégalais, Macky Sall, gabonais, Ali Bongo Ondimba, ainsi que du Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn.

Mohamed Ould Abdelaziz, Jacob Zuma, Macky Sall, Ali Bongo Ondimba, et Hailemariam Desalegn ont été désignés, suite à la décision prise le 31 janvier au sommet de l’Union africaine à Addis Abeba, afin de consulter le gouvernement et les acteurs politiques burundais au sujet de la mise en place d’un dialogue inclusif et du déploiement d’une force de prévention et de protection au Burundi.

Après trois jours de discussions, l’Union africaine avait décidé d’envoyer une délégation de « hautes personnalités » pour obtenir le consentement de Bujumbura pour l’envoi d’une force dans le pays. Celle-ci sera déployée « si le Burundi l’accepte », avait précisé le commissaire Paix et sécurité, Smaïl Chergui.

Loin du compte

Ce consentement est pour l’instant très loin d’être acquis. « Un long débat a eu lieu sur l’envoi de la force, avait expliqué Smaïl Chergui. Le gouvernement [Burundais] est réservé, pour ne pas dire hostile à cette idée ».

« La délégation de haut niveau peut venir à Bujumbura. Nous dialoguerons avec elle », avait quant à lui fait savoir le ministre burundais des Affaires étrangères, Alain-Aimé Nyamitwe. « Mais je crois que nous avons été suffisamment clair sur notre refus de toutes troupes », avait-il ajouté.

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