Capital-investissement

Capital-investissement : 45 millions de dollars pour les PME d’Afrique centrale

Le premier fonds du groupe hollandais en Afrique centrale a notamment financé un projet immobilier à Lubumbashi. © Gwenn Dubourthoumieu pour Jeune Afrique

La société d'investissement amsterdamoise XSML s'est fait une spécialité du développement des TPE et PME en République démocratique du Congo (RDC) et en Centrafrique. Elle entend élargir encore la voilure et va ouvrir un nouveau bureau en Ouganda.

XSML, le gestionnaire hollandais de capital-investissement en Afrique centrale, a clos son deuxième fonds, après celui bouclé en 2010. Dans un communiqué publié le 03 février, la société d’investissement annonce avoir levé 45 millions de dollars, soit deux fois plus que les 19 millions de dollars qu’elle avait collectés cinq ans plus tôt pour le Central Africa SME Fund (CASF).

Les ressources du nouveau fonds, l' »African Rivers Fund », ont été levées auprès de la Société financière internationale (IFC), filiale du groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, l’agence de développement néerlandaise FMO et la fondation philanthropique canadienne Lundin, qui avaient déjà contribué au « Central Africa SME Fund ». S’y ajoutent cette fois la Société belge d’investissement pour les pays en développement (BIO), l’institution britannique de développement CDC, le fonds hollandais Dutch Good Growth Fund et le Fonds d’investissement et de soutien aux entreprises en Afrique (Fisea) du français Proparco (groupe de l’Agence française de développement).

Un périmètre plus large

L’objectif demeure le même : financer en fonds propres, en dette, ou en dette mezzanine (la plus risquée puisque secondaire et subordonnée au remboursement d’une dette principale) des PME en Afrique centrale.

Mais le périmètre, lui, s’élargit. Si 80 % du premier fonds ont été investis en République démocratique du Congo (RDC) et les 20 % restants en Centrafrique, via 32 investissements de 100 000 à 500 000 dollars dans une dizaine de secteurs, le deuxième fonds verra plus large, avec des investissements pouvant atteindre 5 millions de dollars.

Dans le viseur : la RDC et la Centrafrique certes, mais aussi l’Ouganda, le Congo-Brazzaville et le Burundi compteront aussi parmi les destinations d’investissement. D’ailleurs, après Kinshasa et Bangui, le groupe hollandais, qui compte 12 collaborateurs, va ouvrir un bureau dans la capitale ougandaise, à Kampala.

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