Côte d’Ivoire : Ouattara « s’étonne » du mandat d’arrêt émis par le Burkina contre Soro

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, à Abidjan le 29 octobre 2015. © Schalk van Zuydam/AP/SIPA

Le président ivoirien Alassane Ouattara a réagi mardi au mandat d’arrêt international émis par la justice burkinabè contre Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale ivoirienne.

« La présidence de la République de Côte d’Ivoire s’étonne que ce document, qui vise le Président de la deuxième Institution de la République de Côte d’Ivoire, ait été émis au mépris des règles et des us et coutumes en la matière », affirme ainsi un bref communiqué de la présidence publié mardi 19 janvier.

Si le ton est cinglant, la présidence ivoirienne fait tout de même savoir qu’elle compte « régler cette question par la voie diplomatique dans le respect des accords qui nous lient, afin d’éviter tout différend entre nos deux États ».

Un rebondissement judiciaire de « l’affaire des écoutes »

Le mandat d’arrêt contre Guillaume Soro avait été émis par la justice burkinabè dans le cadre des  « écoutes téléphoniques », annonçait Jeune Afrique vendredi 15 janvier.

L’affaire avait provoqué l’embarras : selon plusieurs écoutes téléphoniques supposées entre le président de l’Assemblée ivoirienne et Djibrill Bassolé, ancien ministre de Blaise Compaoré, Guillaume Soro aurait tenté de soutenir les putschistes de l’ex-RSP lors de leur tentative de coup d’État au Burkina en septembre dernier.

Ce n’est pas le premier mandat d’arrêt que la justice burkinakè transmet à la Côte d’Ivoire. Fin décembre, une même demande avait été transmise à Abidjan concernant Blaise Compaoré, réfugié en Côte d’Ivoire. Une demande pour l’heure restée lettre morte.

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