Algérie : prêt chinois de 3,3 milliards de dollars pour la construction du port d’El Hamdania

Par Jeune Afrique

Vue du Port d'Alger, principale porte commerciale de l'Algérie. © USARAF/CC/Flickr

Une société algéro-chinoise sera créée en 2016 et assurera la construction puis l'exploitation du nouveau port, selon un protocole d'accord signé dimanche.

Le Groupe public national des services portuaires et deux compagnies chinoises ont signé, dimanche à Alger, un protocole d’accord portant sur la réalisation du projet de nouveau port commercial prévu sur le site d’El Hamdania à Cherchell (wilaya de Tipaza), dont le coût de 3,3 milliards de dollars est financé via un crédit chinois à long terme, a rapporté l’APS dimanche.

Ce protocole d’accord prévoit la création d’une société de droit algérien composée du Groupe public des services portuaires algérien et de deux compagnies chinoises, China State Construction Engineering Corporation (CSCEC) et China Harbour Engineering Company (CHEC) – cette dernière a déjà conclu en octobre un accord pour la construction d’un port de transbordement en eaux profondes à São Tomé-et-Príncipe pour 800 millions de dollars.

La nouvelle société mixte, établie selon la règle 51/49%, aura la charge de réaliser les travaux d’études, de construction, d’exploitation et de gestion de cette infrastructure portuaire, a affirmé le ministre des Transports, Boudjema Talai, lors de la cérémonie de signature.

« La création effective de cette société est prévue d’ici la fin mars 2016 après validation de ses statuts par le Conseil des participations de l’État (CPE) et la signature de son pacte d’actionnariat », a ajouté le ministre.

Les travaux doivent être achevés dans un délai de sept ans. Mais le port d’El Hamdania, qui doit offrir un tirant d’eau de 20 mètres, sera progressivement mis en service au bout de quatre ans par la compagnie chinoise, Shanghai Ports, qui assurera son exploitation. Le port disposera de 23 quais d’une capacité de traitement annuel de 6,5 millions de conteneurs et de 25,7 millions de tonnes de marchandises générales (à mettre en regard avec les 14,8 millions de tonnes comptabilisées dans le port d’Alger en 2014). Il doit être couplé avec un pôle de développement industriel puisque 2 000 hectares sont également prévus pour accueillir des projets industriels.