Tunisie : un tourisme en berne

Par - à Tunis

Des touristes se recueillent sur la plage de Sousse le 28 juin 2015 après l'attaque qui a fait 38 morts. © Kenzo Tribouillard/AFP

La Tunisie s'est placée au quatrième rang africain en terme d'accueil de touristes étrangers – 6,07 millions ­en 2014, selon un rapport de la Banque africaine de développement (BAD). C'est la même place qu'en 2013 mais le pays à perdu 200 000 touristes. La situation s'est toutefois gravement dégradée en 2015.

La Tunisie se place au quatrième rang africain en terme d’accueil de touristes étrangers – 6,07 millions ­en 2014, selon un rapport de la Banque Africaine de Développement (BAD).

C’est la même place qu’en 2013 mais le pays à perdu 200 000 touristes. Il est ainsi le seul pays classé dans le top 5 à n’avoir pas connu de progression du nombre de ses visiteurs.

Avec 230 500 emplois directs dans le tourisme – ce qui représente 6,8 % de l’emploi global dans le pays­, la Tunisie termine cinquième au classement des pays africains qui embauchent le plus dans le secteur.

Elle continue à être parmi les cinq pays africains les plus recommandés par les agences de tourisme avec le Maroc, l’Afrique du Sud, la Tanzanie et la Namibie.

Annulations

Il faut noter que la période couverte par les données et les analyses de ce classement s’arrête fin 2014. Ce rapport ne prend donc en compte l’attentat du Bardo à Tunis, ni celui qui a touché un hôtel touristique à Sousse en juin, ni celui qui a touché les forces de l’ordre dans la capitale en novembre.

Depuis, le tour opérateur britannique Thomas Cook a décidé d’annuler ses vols vers la Tunisie depuis le Royaume-Uni jusqu’au 24 mars 2016. La chaîne hôtelière espagnole RIU a annoncé, le 13 janvier, la fermeture de ses dix hôtels tunisiens, d’une capacité totale de 3 586 chambres.

Selon le groupement professionnel du tourisme Conect, ce sont 270 hôtels sur les 570 référencés en Tunisie qui ont fermé leur porte à la fin de l’année 2015.

Sur les onze premiers mois de l’année 2015, les recettes touristiques ont baissé de plus d’un tiers par rapport à la même période en 2014 pour stagner à 2,25 milliard de dinars (environ 1 milliard d’euros) a rapporté en début d’année le ministère du tourisme.