Télécoms

Orange bientôt numéro deux des télécoms au Burkina

Orange cherchait depuis longtemps à s’implanter au Burkina, limitrophe de deux de ses principales opérations ouest-africaines, le Mali et la Côte d’Ivoire. © Renaud VAN DER MEEREN pour Les Editons du Jaguar

Le groupe français a annoncé un accord avec l'indien Airtel pour le rachat de ses filiales au Burkina et en Sierra Leone. Le rachat des filiales au Tchad et au Congo-Brazzaville, un temps envisagé, a échoué.

Un jour après avoir annoncé le rachat du deuxième opérateur au Liberia, CellCom, le groupe français de télécommunications et Airtel ont révélé dans un communiqué commun diffusé le 13 janvier la signature d’un accord pour le rachat de 100% du capital d’Airtel Burkina et d’Airtel Sierra Leone par Orange. « La finalisation de ces transactions reste soumise à l’approbation des autorités compétentes », ont précisé les deux groupes.

Des discussions préliminaires entre les deux géants des télécoms en Afrique avaient été rendues publiques le 20 juillet 2015 : quatre filiales de l’opérateur indien étaient alors concernées mais les discussions sur le Tchad et le Congo-Brazaville ont échoué.

5,5 millions de clients

Avec cette opération, Orange comptera des implantations dans neuf pays en Afrique de l’Ouest (en incluant CellCom hier), contre six aujourd’hui. Le groupe récupère avec les filiales d’Airtel environ 275 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidé (sur un total actuel d’environ 5,5 milliards d’euros en Afrique) ainsi que 5,5 millions de clients mobiles.

Dans le détail, c’est surtout le Burkina qui pèse lourd dans la balance. Airtel Sierra Leone compte en effet environ 500 000 souscripteurs tandis que la filiale au Burkina en recense un peu plus de 5 millions, se plaçant comme le numéro deux dans le pays derrière Onatel (environ 6,5 millions de clients).

Orange cherchait d’ailleurs depuis longtemps à s’implanter dans ce pays limitrophe de deux de ses principales opérations ouest-africaines, le Mali et la Côte d’Ivoire. Des discussions avaient notamment eu lieu par le passé avec Telecel Burkina, le numéro trois du marché. Orange avait également été candidat à la privatisation de l’Onatel (finalement réalisée en faveur de Maroc Télécom) en 2006.

Côte d’Ivoire et Sénégal

Le groupe français a précisé que « le montant de la transaction pour Orange sera construit sur un multiple de 7,9 fois l’Ebitda de ces deux filiales d’Airtel à la fin de leur exercice annuel au 31 mars 2016 », ajoutant que les acquisitions se feraient en partenariat avec Orange Côte d’Ivoire et Sonatel (filiale sénégalaise).

D’après les informations de Jeune Afrique, Orange Côte d’Ivoire (qui récupérera déjà le Liberia) devrait avoir la charge des activités au Burkina tandis que Sonatel (déjà présent au Mali, en Guinée et en Guinée-Bissau) s’occuperait de la Sierra Leone.

Dans le cadre de ces acquisitions, Lazard et Société Générale ont conseillé Orange, tandis qu’Arma Partners LLP a assisté Airtel.

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