L’actionnaire majoritaire de Peugeot Automobile Nigeria revend sa participation

Par Jeune Afrique

PAN est le seul acteur encore opérationnel de la demi-douzaine d’usines de production automobile créées à l'époque par des constructeurs occidentaux. © Photo12/Alamy

La structure de défaisance Amcon, principal actionnaire du producteur automobile nigérian dont Peugeot est le partenaire technique, entend céder ses parts. Les acquéreurs ont jusqu'au 26 janvier pour déposer leurs offres.

La structure de défaisance Asset Management Corporation of Nigeria (Amcon) a annoncé son intention de vendre sa participation majoritaire (79 %) dans le capital de l’entreprise de production automobile Peugeot Automobile Nigeria (PAN), rapporte l’agence Reuters, citant un communiqué rendu public mardi.

Amcon a été créé en 2010 pour récupérer les actifs toxiques du secteur financier nigérian, dans la foulée d’un plan de sauvetage de 4 milliards de dollars enclenché l’année précédente pour sauver de la faillite une dizaine de prêteurs.

Le gestionnaire d’actifs a pris le contrôle de PAN en septembre 2012, après avoir repris les emprunts en souffrance de l’entreprise automobile auprès de plusieurs établissements financiers. Des créances douteuses accumulées principalement à partir de la cession, en 2006, des parts du Nigeria à des investisseurs locaux, dans le cadre d’une privatisation.

Peugeot Citroën est le partenaire technique de PAN et détient une part très minoritaire (moins de 5 %) de son capital.

Les investisseurs intéressés par la participation de Amcon dans PAN ont jusqu’au 26 janvier (16H00 GMT) pour se faire connaître.

Selon les chiffres rendus publics par Amcon, PAN comptait 24,96 milliards de nairas d’actifs (125,43 millions de dollars) en décembre 2014, et des capitaux propres de 11,9 milliards de nairas.

Relance

Installée en 1972 à Kaduna (dans le nord-ouest du pays) dans le cadre d’un partenariat entre Peugeot et le Nigeria, PAN est le seul acteur encore opérationnel de la demi-douzaine d’usines de production automobile créées à l’époque par des constructeurs occidentaux, parmi lesquels l’allemand Volkswagen, l’autrichien Steyr ou encore l’italien Fiat.

Au cours de la dernière décennie, l’usine d’assemblage de Kaduna a enregistré un déclin nettement marqué de sa production. Une perte de vitesse accentuée depuis l’arrêt, en 2005, de la production de la mythique Peugeot 504 (425 000 produites en trente ans). L’unité d’assemblage revendique néanmoins une capacité de production de 240 voitures par jour. Selon les derniers chiffres disponibles, sa production atteignait à peine une vingtaine de véhicules par jour en 2010.

Un projet de relance de l’activité du site a été initié en juillet 2014 avec la signature d’un accord en vue d’assembler et de commercialiser des véhicules Peugeot dans le pays, à commencer par la berline 301, assemblée sur le site de Kaduna à partir d’éléments détachés. Un objectif de production initial de 1 000 unités avait alors été évoqué.

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici