Sondage : faut-il déployer d’urgence des Casques bleus au Burundi ?

Des troupes africaines de la Minusma avec un officier français, le 1e juillet 2013 à Bamako. © Harouna Traore/AP/SIPA

Dans une note confidentielle adressée le 6 janvier au Conseil de sécurité, Hervé Ladsous, chef des opérations de maintien de la paix des Nations unies, n'écarte pas l'hypothèse d'un génocide à venir au Burundi et estime que des Casques bleus devraient être envoyés sur place. Partagez-vous cet avis ?

L’ONU s’apprêterait-elle à déployer des troupes au Burundi ? En tout cas, elle devrait s’y préparer, selon une note confidentielle d’Hervé Ladsous adressée le 6 janvier au Conseil de sécurité et dont RFI a pu consulter les extraits.

Dans le document, le chef des opérations de maintien de la paix des Nations unies prévient les membres (permanents ou non) du Conseil de sécurité des risques d’aggravation du climat sécuritaire au Burundi.

« La situation ne cesse de se détériorer et les mois de novembre et décembre ont vu une hausse significative des violences et des assassinats », rappelle Hervé Ladsous. Allusion notamment aux affrontements meurtriers entre l’armée loyaliste et des groupes d’assaillants non identifiés à la mi-décembre, mais aussi à la proclamation de la naissance de la rébellion des Forces républicaines du Burundi (Forebu).

L’UA et l’ONU, incapables de protéger les Burundais ?

Depuis bientôt un mois, l’Union africaine a évoqué la possibilité d’envoyer des troupes au Burundi, mais Bujumbura refuse toujours tout déploiement de soldats étrangers sur son sol. Pis, les pays de la région ne se montrent pas pressés de contribuer à cette éventuelle Mission africaine de prévention et de protection des civils (Maprobu) annoncée par l’organisation panafricaine.

Concrètement, si un génocide commençait aujourd’hui au Burundi, aucun dispositif sécuritaire ne serait donc prêt pour empêcher, voire arrêter, les massacres. Un scénario clairement envisagé par Hervé Ladsous qui estime que « sans l’aide des États membres, les Nations unies seraient actuellement impuissantes à assurer la protection des civils burundais ». Que faire ? À vous de répondre.

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