Afrique du Sud : Oscar Pistorius saisit la Cour constitutionnelle

Par Jeune Afrique avec AFP

L'athlète sud-africain Oscar Pistorius, le 8 décembre 2015 à Pretoria © Herman Verwey/AP/SIPA

Le champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius a officiellement saisi lundi la Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays, pour contester sa condamnation en appel pour le meurtre de sa petite amie, Reeva Steekamp, qu'il a abattue, chez lui, à Pretoria, dans la nuit du 13 au 14 février 2013.

« Nous avons déposé une demande de saisine de la Cour constitutionnelle », a déclaré à l’AFP Andrew Fawcett, un des avocats de l’ancien sprinteur sud-africain, le 11 janvier. Le parquet « doit indiquer s’il la conteste et si oui sur quelle base, et ensuite nous attendons de savoir si la Cour constitutionnelle jugera notre appel recevable », a-t-il ajouté.

En première instance, l’athlète, amputé des deux jambes, avait été reconnu coupable d’homicide volontaire et condamné, en 2014, à cinq ans de prison.  Lors de son procès en appel, la justice avait requalifié le crime de meurtre, passible cette fois d’au moins 15 ans de prison.

En appel, la cour a outrepassé ses droits, estime son avocat

Dans ses arguments déposés lundi et obtenus par l’AFP, la défense de Pistorius avance notamment que la Cour suprême d’appel a outrepassé sa juridiction.

« Si la Cour suprême d’appel s’en était tenue aux éléments de preuve du tribunal de première instance (ce que je soutiens qu’elle aurait dû faire), elle aurait nécessairement conclu (…) qu’aucune condamnation pour meurtre ne pouvait être prononcée », a déclaré Andrew Fawcett.

Pistorius « n’a aucune chance de l’emporter » a estimé, de son côté, Tyron Maseko, un avocat spécialisé dans les affaires criminelles.  « Si jamais il gagnait, j’en conclurais qu’il n’y a pas de justice dans ce pays », a-t-il ajouté.

Assigné à résidence, ruiné

Actuellement, l’ancien héros des stades est assigné à résidence chez son oncle Arnold Pistorius à Pretoria, après avoir purgé derrière les barreaux un cinquième de sa peine de cinq ans de prison. Il est soumis à un contrôle électronique et a remis son passeport aux autorités sud-africaines.

Ces derniers mois, ses avocats avaient affirmé que, ruiné par la longue procédure judiciaire, leur client n’avait plus les moyens de poursuivre la bataille. Il n’était pas clair dans l’immédiat s’ils travaillaient désormais à titre bénévole, ou pas.

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