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Viols en Centrafrique : ouverture d’une enquête après de nouvelles accusations contre des Casques bleus

Par Jeune Afrique avec AFP

Des Casques bleus de la Minusca, l'opération de l'ONU en Centrafrique. © Pacome Pabandji/AFP

L'ONU a annoncé mardi avoir ouvert une enquête contre ses Casques bleus sur de nouvelles accusations d'abus sexuels en République centrafricaine (RCA). Des troupes provenant de trois pays seraient impliquées.

Les victimes présumées sont quatre fillettes centrafricaines. Elles auraient été soumises à des « abus sexuels et à une exploitation sexuelle » à Bangui par des Casques bleus provenant de trois pays, non précisés, participant à la Mission de l’ONU en RCA (Minusca).

« Les quatre victimes présumées ont été interrogées à Bangui par des enquêteurs de l’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance », a précisé Stéphane Dujarric, le porte-parole de l’ONU.

Les autorités centrafricaines ont été informées, ainsi que les pays contributeurs de troupes concernés afin que ceux-ci enquêtent et prennent éventuellement des sanctions contre leurs ressortissants comme le prévoit la procédure.

« Tolérance zéro »

M. Dujarric n’a pas précisé de quels contingents ils s’agissait ni combien d’hommes étaient impliqués. Citant un communiqué de la Minusca, il a indiqué que le chef de la Minusca, le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga, avait réitéré « la politique de tolérance zéro appliquée officiellement par l’ONU envers les délits sexuels ».

Mais cette politique n’empêche pas les abus sexuels d’être un problème récurrent dans certaines missions de maintien de la paix de l’ONU. Ces nouvelles accusations interviennent en effet au moment où l’ONU sort à peine d’un scandale retentissant de viols d’enfants impliquant des soldats français déployés sous commandement français en RCA.