Force africaine au Burundi : le Rwanda n’enverra pas de troupes

Par Jeune Afrique avec AFP

Paul Kagamé au siège des Nations unies à New York, le 24 septembre 2014. © Julie Jacobson/AP/SIPA

Paul Kagamé, le président rwandais, a indiqué mardi soir que son pays n'enverra pas de troupes de maintien de la paix au Burundi, assurant que le Rwanda "contribuera sous une autre forme".

Kigali a exclu, le 22 décembre, le principe de l’envoi des troupes rwandaises sur le sol burundais dans le cadre de la Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu).

« Nous avons dit clairement (…) que nous ne prendrons pas part à cela », déclaré mardi soir Paul Kagamé, en référence au déploiement annoncé par l’Union africaine (UA) de 5 000 troupes africaines au Burundi.

Nous pouvons contribuer sous une autre forme.

« Mais nous pouvons contribuer sous une autre forme », a souligné  le président du Rwanda sans plus de précisions.

Comment aider le Burundi ?

« Ce qui me semble plus important c’est de répondre à la question de savoir comment on peut aider le Burundi à trouver une solution politique », a ajouté Paul Kagamé.

Pour lui, la crise au Burundi, « n’est pas essentiellement un problème militaire, même si nous voyons beaucoup de choses se dérouler qui pourraient nécessiter une certaine forme d’intervention pour réduire les armes au silence ».

Le président rwandais a également balayé les accusations du Burundi et de certaines ONG selon lesquelles son pays mettrait sur pied une rébellion en recrutant dans les camps de réfugiés burundais sur son sol.

« Nous avons dit aux gens de mener leurs enquête et de trouver qui est allé où et comment, a assuré Kagamé. Nous n’avons pas vu la plus petite preuve de ça [que les accusations soient avérées, ndlr] ». « Il y a beaucoup de manœuvres politiciennes derrière ces accusations », a accusé le chef de l’État rwandais.

« J’ai personnellement exprimé mes sentiments et dénoncé ce qui se passe au Burundi », a-t-il ajouté, soulignant que « beaucoup » de personnes y sont tuées et que la situation »risquait d’avoir des répercussions chez nous tous ».