Nigeria : cinq militants biafrais tués par les forces de l’ordre

Par Jeune Afrique avec AFP

Le drapeau du Biafra, brandi en 2012 au Nigeria. © Jon Gambrell/AP/SIPA

Cinq militants indépendantistes biafrais ont été tués par les forces de l'ordre dans le sud du Nigeria alors qu'ils célébraient l'annonce de la libération du leader de leur mouvement, a annoncé vendredi 18 décembre un porte-parole du mouvement.

La justice nigériane a ordonné jeudi la libération de Nnamdi Kanu, directeur de Radio Biafra et un des fondateurs du groupe interdit Peuple indigène du Biafra (IPOB). Ce groupe réclame l’indépendance de cette région déshéritée du sud-est du Nigeria, théâtre d’une guerre civile meurtrière de 1967 à 1970, qui avait coûté la vie à environ un million de personnes.

« Les forces de l’ordre ont abattu cinq de nos membres hier (jeudi) à Onitsha alors que nous fêtions la nouvelle de sa libération ordonné par la Haute cour fédérale d’Abuja », a déclaré à Ikechukwu Ugwoha, un porte-parole de l’IPOB. Huit autres militants ont été blessés par balles et transportés à l’hôpital, où des policiers sont allés les arrêter, selon le porte-parole.

« La lutte pour l’indépendance va se poursuivre »

L’arrestation de Nnamdi Kanu en octobre avait provoqué une vague de protestations au Biafra où le peuple igbo est majoritaire, ainsi que dans d’autres régions du Nigeria, notamment à Lagos.

« La lutte pour l’indépendance va se poursuivre », a annoncé Ikechukwu Ugwoha. Avant de marteler à nouveau : « Nous allons poursuivre nos actions pour un État du Biafra parce qu’il s’agit de notre vie. Nous ne pouvons pas continuer à faire partie du Nigeria alors que nous sommes traités comme des citoyens de seconde classe »

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