RD Congo : Glencore mis en cause par Global Witness

Par Jeune Afrique

La nouvelle mine de cuivre et de cobalt de Mutanda, basée au Katanga. © Glencore.com

L'ONG Global Witness demande à Glencore, à l'occasion de l'assemblée générale qui se déroule aujourd'hui en Suisse, de s'expliquer sur des « contrats potentiellement corrompus ».

Pour la première fois depuis sa cotation à la bourse de Londres en mai dernier, Glencore organisait ce mercredi 9 mai une assemblée générale des actionnaires. Global Witness, une ONG anticorruption, a profité de cette occasion pour appeler le négociant de matières premières à s’expliquer sur des « contrats potentiellement corrompus » conclus en RD Congo avec l’appui de Dan Gertler, un homme d’affaires israélien. D’après l’ONG, Dan Gertler aurait servi d’intermédiaire dans l’acquisition d’actifs miniers congolais.

Elle s’inquiète, entre autres, de la nature secrète de ces arrangements qui impliqueraient des sociétés offshores détenues par des actionnaires non identifiés dont elle soupçonne que certains seraient des personnalités politiques congolaises ou leurs mandataires.

Production inférieure

Glencore maintient que la société applique une politique de transparence stricte tandis que Fleurette Group, l’un des holdings de la famille Gertler, nie toute implication douteuse. Les mines de cuivre du Katanga en particulier représentent un potentiel immense pour Glencore, mais la conduite d’opérations de cette ampleur en RD Congo reste soumise à beaucoup d’aléas.

En plus des risques politiques, le géant minier explique qu’il a dû faire face à de fréquentes coupures d’électricité et à la panne prolongée de l’une de ses usines. Ainsi, la production de cuivre est passée de 76 100 tonnes à 84 500 entre 2010 et 2011, des chiffres plutôt inférieurs aux attentes des analystes.

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