Les sons de la semaine #59 : Blick Bassy, Amenem, Black Roots, K Camp, Kaang…

Blick Bassy en concert. © Page Facebook de l'artiste

Bienvenue dans notre sélection musicale hebdomadaire. Cette semaine, beaucoup de choses avec du rap gabonais et américain, du pur jamaïcain, du jazz et de la soul d’origine camerounaise, un peu de musique électronique bushmen, de la house orientale...

Blick Bassy, « Wap Do Wap »

Difficile de faire plus éclectique que Blick Bassy. Auteur, compositeur, interprète, cet amoureux de musique traditionnelle né à Yaoundé en 1974, ancien guitariste de Macase ayant collaboré avec Manu Dibango et Cheikh Tidiane Seck, continue de surfer sur le succès de son excellent dernier album, Akö, sorti en avril 2015.

Avec une influence camerounaise, un peu de folk et de blues des années 1930, un soupçon de jazz de la Nouvelle-Orléans et une production aux petits oignons, Blick Bassy a sorti, début décembre, une nouvelle vidéo, tiré du titre « Wap Do Wap ». Blick Bassy fait une nouvelle fois mouche.

De quoi donner envie de le voir « en live ». Après avoir fait vibrer La Courneuve, en région parisienne, le 4 décembre, il sera en concert le 15 janvier à Poitiers, le 29 à Glasgow, en Écosse et le 6 février à La Maroquinerie à Paris.

 

Amenem, le clip de « Toghbe Si »

On l’avait signalé lors de la sortie du titre « Toghbe Si », produit par le Gabonais Mike Mef, Amenem, né à Libreville le 23 mai 1990 d’une mère béninoise et d’un père gabonais, est un rappeur à suivre, dans la tendance du nouveau hip-hop d’Afrique centrale. On ne pouvait donc pas manquer d’annoncer la sortie du clip correspondant, réalisé, classiquement mais efficacement, par Magssi Pictures.

 

K Camp, « Till I die »

Pour rester dans l’univers du rap : K Camp. Depuis la sortie de son premier album « Only Way is Up » en septembre dernier, le rappeur surfe sur la vague. Il a notamment mis en ligne le 7 décembre le clip de son titre « Till I die ». À noter : un parking abandonné, des mustangs et un petit air de bling bling et de gangsta rap qui n’ira cependant pas faire trembler N.W.A..

AlBsmehAl3Rbieh, le rap de la traversée

Forcément politique, comme le rap sait souvent le faire, la dernière production des membres du groupe AlBsmehAl3Rbieh, fondé en 2010, raconte leur propre histoire, celle de Syriens ayant dû fuir leur pays. Après avoir filmé les différentes étapes de leur voyage, ils ont décidé d’en faire un clip, traduit par France 24. Ici, le message vaut plus que les images et la production.

 

Black Roots, « Son of a man »

Parce qu’il n’y a pas que le rap dans la musique, un petit détour par la Jamaïque, avec Black Roots. Trente ans après la sortie de leur premier album, le groupe, toujours en collaboration avec Soulbeats Records, s’apprête à revenir dans les bacs avec « Son of a man » (rien à voir avec le titre de Phil Collins), qui sort le 22 janvier prochain et est déjà disponible en pré-commande.

Des cuivres puissants, des mélodies de guitares qui n’ont rien perdu, des basses toujours aussi lourdes, des versions « dubstep », Black Roots, groupe mythique qui s’est notamment engagé contre Margaret Thatcher, a signé un nouveau bijou.

 

Kaang, la découverte franco-sud-africaine

Composé du Réunionnais Labelle, fan de la techno de Detroit, et du Sud-Africain Hlasko, dont la mère est originaire du Lesotho, le duo propose une musique électronique à la dimension poétique et mystique rare, influencée par la culture des bushmen d’Afrique australe, autant que par les envolées « trans » des Pink Floyd ou de Yes. De l’hybride à savourer.

 

Bachar Mar-Khalifé et Acid Arab

Enfin, pour conclure cette riche sélection de la semaine, une dernière touche de musique électronique, orientale cette fois et teintée de jazz, avec Bachar Mar-Khalifé, compositeur libanais engagé contre l’exil et pour l’anarchie. Chanteur, pianiste, percussionniste, il présente son troisième album, « Ya Balad » (« Ô pays ») – sorti en octobre – le 18 décembre à la scène nationale de Marne-la-Vallée, en région parisienne. Il sera suivi par le duo Acid Arab, spécialiste d’une électro mixée aux rythmes d’Istanbul, du Caire, de Bombay ou du Maghreb, et qui a sorti début octobre « Djazirat El Maghreb » sous le label Versatile Records.

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