Musique

Les sons de la semaine #58 : Rokia Traoré, Pascal, Jain, M.I.A…

Rokia Traoré lors de son arrivée au festival de Cannes en 2015. © Vianney Le Caer/AP/SIPA

Cette semaine, au menu : de la ballade mandingue, de l’électro pop et du rap camerounais.

Rokia Traoré, « Né So »

Avec son sixième album, intitulé « Né So », Rokia Traoré livre un opus à la fois simple et complexe, bourré d’interrogations. Tour à tour révolté par le déracinement des peuples, ou pleine d’espérance dans leur capacité à surmonter les épreuves, l’artiste malienne affiche la maturité d’une interprète réfléchie.

Aux côtés du producteur anglais John Parish, du batteur burkinabè Moïse Ouattara, du bassiste ivoirien Matthieu N’Guessan ou encore du joueur de ngoni malien Mamah Diabaté, Rokia Traoré persiste dans la veine de « Beautiful Africa », son précédent album. Disponible dès maintenant en téléchargement, avant une sortie dans les bacs en février, « Né So » compile dix titres plein de vie, entre mélopées mandingues et sonorités rock, en bambara, en anglais ou en français. Une vraie réussite.

 

Pascal, « Work Dey Vol. 1 »

Dans la foisonnante scène du hip-hop camerounais, il faudra sans doute retenir le rappeur Pascal, cette semaine. Produit par Jovi, Kiloh et Chavez, le jeune Camerounais livre un premier EP de six titres en solo. En pidgin, en anglais ou en français, ce « Work Dey Vol. 1 », propre et assez classique, a de quoi séduire.

Jain, « Zanaka »

À la frontière de l’électro pop, de l’afrobeat, en y ajoutant même parfois un peu de rumba, Jain est, musicalement, une éponge. Ses influences : ASAP Rocky, Tupas, Otis Redding, mais aussi Youssou Ndour, Salif Keïta ou Miriam Makeba, à qui elle rend hommage dans cet album sorti le 6 novembre dernier.

Fille d’une mère métisse malgache, Jain a appris la batterie en France, les percussions arabes au Moyen-Orient et la programmation musicale au Congo-Brazzaville. Ayant assuré les premières parties de Seal, Yodelice ou Christine and the Queens, elle présente désormais, en solo, son premier opus, « Zanaka », notamment à Paris, à La Maroquinerie, le 14 décembre prochain.

M.I.A., « Borders »

Le nouveau clip M.I.A., qui est une habituée de cette rubrique, est à la hauteur des attentes qu’elle a créées. Cette fois encore, l’artiste britannique frappe fort avec une séquence sur la crise des migrants en Europe. Ceuta, Lesbos ou Lampedusa… M.I.A. dénonce l’accueil réservé aux réfugiés traversant la Méditerranée, montrant grillages, barbelés et bateaux de fortune.

Fermer

Je me connecte