COP21 : un « mini-sommet » Afrique pour faire face aux effets du dérèglement climatique sur le continent

Une petite fille marche aux abords d'un village dans le désert du Tchad. © Ben Curtis/AP/SIPA

Une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement, dont une douzaine d’Africains, vont se réunir mardi matin en marge de la COP21, à Paris, pour évoquer notamment le phénomène de la désertification et l’accès aux énergies vertes sur le continent.

Ving-quatre heures après le lancement de la COP21, l’Afrique sera à l’honneur de la conférence climatique à Paris. Le continent, responsable d’une part minime des émissions de gaz à effet de serre, est la région du monde la plus impactée par ses conséquences. Un mini-sommet sera donc consacré mardi 1er décembre au matin à la lutte contre les effets du réchauffement climatique, à travers trois thématiques désignées comme prioritaires pour faire face aux bouleversements attendus en Afrique, indique-t-on à l’Elysée.

Énergies renouvelables 

Lutter contre la désertification de la région sahélienne, tout d’abord, en relançant l’initiative de la « grande muraille verte », une barrière naturelle de végétation qui doit traverser le continent du Sénégal à l’Ethiopie pour bloquer l’avancée du désert. Protéger le lac Tchad, ensuite, afin de fixer les populations et participer au rétablissement de la sécurité dans cette région fortement touchée par les attaques de Boko Haram. Développer, enfin, l’accès à l’électricité sur le continent à travers les énergies renouvelables, propres et décentralisées.

Des représentants des principaux pays émetteurs

Organisé sur le site de la COP21 au Bourget, près de Paris, ce mini-sommet réunira, autour du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon et de François Hollande, une douzaine de chefs d’État africains (la plupart des pays du Sahel mais aussi le Cameroun, l’Égypte et l’Afrique du Sud), des représentants des principaux pays émetteurs (Chine, États-Unis, Allemagne notamment) et les grandes institutions de développement. Des annonces de financements de « plusieurs milliards » d’euros liées aux trois thématiques sont attendues à cette occasion.

Seule une dizaine des 54 chefs d’État africains devraient être absents lundi lors de la cérémonie d’ouverture de la COP21, dont l’objectif est aboutir à un nouvel accord mondial sur le climat.