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Katanga : gasoil, essence et compagnies

Les camions-citernes de la SPC font le plein. © Muriel Devey

Croissance oblige, la province est de plus en plus vorace en produits pétroliers. Import, stockage, commercialisation... De nouveaux opérateurs investissent le créneau.

Avec la forte expansion des activités, en particulier minières, la province est de plus en plus vorace en produits pétroliers, notamment en gasoil, très utilisé dans le processus de production minier, mais aussi en essence, le parc automobile étant passé de 800 à 80 000 véhicules en quelques années. « Les besoins de la province sont estimés à environ 24 000 m3 de gasoil et à 10 000 m3 d’essence par mois, des volumes qui ont augmenté de près de 30 % depuis 2007 », explique Amaury Lescaux, directeur général de la Société des pétroles du Congo (SPC), filiale de Puma Energy, son principal actionnaire aux côtés de l’angolais Sonangol.
 
Les importations, le transport, le stockage et la commercialisation de ces produits sont assurés par une quarantaine de sociétés, dont les plus importantes sont Hass Petroleum, United Petroleum, la SPC, sans oublier Total et Engen, plus centrés sur l’essence.
 
La SPC leader au Katanga

La SPC, qui a démarré ses activités commerciales en 2010, est déjà l’un des leaders de la place, avec 40 % de part de marché (soit un volume commercialisé annuel d’environ 60 000 m3 de produits) et une trentaine de clients, dont de grandes sociétés minières comme Tenke Fungurume Mining (TFM), Boss Mining-ENRC, Tiger-Sek, Ruashi Mining ou Chemaf. Elle dispose de capacités de stockage en gasoil de 8 500 m3 à Lubumbashi et de 5 500 m3 à Kolwezi (d’une valeur de 10 millions de dollars – 7,8 millions d’euros), et d’une flotte de 15 camions-citernes pour les livraisons locales, qui ont représenté un investissement de 28 millions de dollars.

Les cargaisons sont acheminées par la route jusqu’au Katanga depuis le port de Beira, (Mozambique). Bientôt, la SPC fera venir une partie de ses produits par la voie ferrée, depuis le port tanzanien de Dar es-Salaam (Tanzanie). La demande des miniers augmentant, elle s’apprête par ailleurs à importer et à commercialiser des lubrifiants, un marché sur lequel elle entend se positionner, même si une dizaine d’opérateurs y sont déjà actifs dans la province. 

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