L’Allemagne « veut envoyer jusqu’à 650 soldats » au Mali pour aider la France

Par Jeune Afrique avec AFP

Un soldat français au Mali. © Maeva Bambuck/AP/SIPA

Berlin veut envoyer jusqu'à 650 soldats supplémentaires au Mali, a annoncé mercredi 25 novembre la ministre de la Défense Ursula von der Leyen, citée par l'agence allemande DPA. Objectif : soulager la France pour qu'elle intensifie ses frappes contre l'État islamique en Syrie.

« Le gouvernement allemand veut envoyer jusqu’à 650 soldats au Mali », a annoncé mercredi la ministre de la Défense Ursula von der Leyen mercredi 25 novembre. « Nous voulons et devons être aux côtés de la France et tout faire pour aider dans cette situation difficile », a-t-elle déclaré, après avoir évoqué les attentats à Paris au cours d’une réunion de la commission défense de la chambre basse du Parlement.

L’Allemagne va donc soumettre sous peu un nouveau mandat au Bundestag portant sur une force de 650 soldats pour appuyer la mission de l’ONU au Mali (Minusma), destinée à favoriser la mise en oeuvre d’un accord de paix entre le gouvernement malien et les rebelles du nord du pays. « Il s’agit principalement de prêter main forte aux Casques bleus, dont quelque 600 soldats néerlandais, en matière de logistique et de formation », a précisé Mme Von der Leyen, selon un enregistrement de ses propos transmis par son service de presse.

Contre l’État islamique

L’Allemagne, dont le mandat actuel prévoit un plafond de 150 soldats auprès de la Minusma, n’en a pour l’heure déployé que dix dans le nord du Mali. Quelque 200 soldats allemands contribuent par ailleurs à la mission européenne de formation des soldats maliens dans le sud du pays, nettement moins dangereux. Le ministère de la Défense avait annoncé dès octobre, avant les attentats en France, qu’il envisageait de renforcer l’engagement allemand dans le nord du Mali, mais sans la moindre précision sur les modalités.

« Si la contribution allemande renforce la stabilité et le processus de paix dans le nord du Mali, alors le lien des Français avec cette partie du monde ne sera plus aussi fort, soulageant Paris dans son combat contre l’État islamique », a encore estimé Ursula Von der Leyen. La chancelière Angela Merkel, s’exprimant au Bundestag avant de se rendre à Paris, a de son côté souligné que Berlin restait solidaire aux côtés de la France. « Si un engagement supplémentaire s’avère nécessaire, nous ne l’exclurons pas d’emblée », a-t-elle promis.

 

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