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Attentat en Tunisie : l’explosion d’un bus de la garde présidentielle à Tunis fait au moins 12 morts

Par Jeune Afrique avec AFP

Un policier tunisien, le 20 mars 2015 à Tunis. © Christophe Ena/AP/SIPA

Un bus de la sécurité présidentielle a explosé mardi au centre-ville de Tunis, près de l'ancien siège du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti de l'ex-président Ben Ali. Selon un bilan provisoire revu à la baisse, l'explosion a fait au moins 12 morts.

Un bus de la sécurité présidentielle a explosé, le 24 novembre, avenue Mohammed V, au cœur de la capitale tunisienne. Il s’agirait d’un « attentat », selon Moez Sinaoui, porte-parole de la présidence de la République.

« L’explosion d’un bus de la garde présidentielle avenue Mohammed V a fait des morts et des blessés parmi les agents », a indiqué quant à lui un responsable du ministère de l’Intérieur.

Au moins 12 morts 

Un premier bilan de la présidence faisait initialement état de 14 morts mais ce décompte a rapidement été revu à la baisse par les autorités tunisiennes. « Au moins 12 personnes sont mortes et 16 autres ont été blessées » dans cette explosion a dit à l’AFP un responsable du ministère de l’Intérieur. Une source proche de la présidence a confirmé à Jeune Afrique que « 12 personnes avaient été tuées » mais a pour sa part fait état de 17 blessés.

« La plupart des agents qui se trouvaient dans le bus sont morts », a déclaré une source de sécurité sur place. Mais pour l’instant, le ministère de l’Intérieur n’a pas encore précisé combien de personnes se trouvaient à bord du véhicule.

« C’est la République qui est visée »

Sur son compte Twitter, Firas Guefrech, conseiller du président Béji Caïd Essebsi, a décrit une « scène de guerre » : « C’est atroce », a-t-il déploré, soulignant que « c’est la République qui est visée » par cet « attentat grave » qui a ciblé « le bus transportant les agents de la présidence ».

L’explosion a eu lieu en plein centre de Tunis, devant l’ancien siège du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), non loin du ministère de la Défense, comme le signale ce tweet d’un journaliste sur place.