COP21 : réunion africaine préparatoire à l’Élysée

Par Jeune Afrique

François Hollande entouré, de gauche à droite, du Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn Boshe, et de ses homologues guinéen Alpha Condé, béninois Boni Yayi, gabonais Ali Bongo et ghanéen John Dramani Mahama, à l'Elysée. © Stéphane Sakutin/AFP

Devant quatre de ses homologues africains, le président français François Hollande a insisté mardi sur l'importance d'améliorer le bien-être des Africains lors d'une réunion préparatoire au sommet sur les migrations de La Valette et à la Conférence mondiale sur le climat de Paris (COP21).

Si elle n’est pas aidée, l’Afrique sera tentée de se développer sans tenir compte du réchauffement climatique et il y aura des conséquences en termes de migration, a expliqué le président aux côtés de ses homologues du Ghana, de Guinée, du Gabon, du Bénin, et du Premier ministre éthiopien.

« La question des énergies renouvelables en Afrique et de l’accès des Africains à l’électricité est un enjeu de climat, de développement et de dignité », a-t-il dit. « Est-ce qu’on peut laisser un continent dans l’ombre, dans l’obscurité ? »

Sur les 50 pays les plus vulnérables aux dérèglements climatiques, 36 se trouvent en Afrique subsaharienne, région dont la part d’émissions de gaz à effet de serre dans le monde est de 4,55 % seulement, rappelle l’agence Reuters.

Migrations

La rencontre de mardi était consacrée à la préparation de la COP21, qui s’ouvre fin novembre à Paris, et du sommet de La Valette, consacré à la question des migrants, qui réunit les 11 et 12 novembre les dirigeants de l’Union européenne et d’une trentaine de pays africains.

Le sommet de La Valette doit notamment examiner les questions liées à l’aide au développement ciblée sur les pays de départ, l’immigration légale, la lutte contre les passeurs, le retour des migrants irréguliers… Cette réunion doit entériner la création d’un fonds fiduciaire doté d’1,8 milliard d’euros provenant essentiellement du Fonds européen de développement (FED), destiné à financer des projets destinés à créer de l’emploi dans les pays de départs et à renforcer les capacités des États africains à lutter contre les filières de traite d’êtres humains.

(Avec agences)

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