Fermer

Côte d’Ivoire : la dette allégée de 4,4 milliards de dollars

Par Jeune Afrique

Le siège du FMI à Washington. © AFP

Le FMI et la Banque mondiale ont statué : la Côte d'Ivoire remplit les conditions nécessaires à l'allègement de 4,4 milliards de dollars de sa dette, soit une réduction de quelque 60%.

La décision était attendue avec impatience par l’administration Ouattara. Depuis son arrivée au pouvoir, ce dernier base une partie de son programme sur la crédibilité retrouvée de la Côte d’Ivoire aux yeux des bailleurs de fonds. C’est désormais chose faite avec l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative PPTE (pays pauvres très endettés). Le FMI et l’Association internationale de développement (IDA), un organe de la Banque mondiale, ont approuvé 3,1 milliards de dollars d’allégement de dette au titre de l’initiative PPTE et 1,3 milliards dans le cadre de l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM). Le stock de la dette va baisser de 60%, passant de 12 milliards de dollars en 2011 à 4,7 milliards en 2012.

Les réformes attendues par les deux institutions internationales incluaient, entre autres, l’exécution d’une feuille de route pour combattre la pauvreté, la mise en œuvre d’un cadre macroéconomique viable, la publication régulière d’informations sur les finances publiques et une réforme de la gouvernance de la filière cacao.

Un satisfecit du FMI

Les commentaires de Doris Ross, chef de la mission du FMI en Côte d’Ivoire, viennent conforter la politique menée par le chef de l’État : « L’atteinte du point d’achèvement représente une étape importante pour la Côte d’Ivoire. Elle reflète les progrès significatifs réalisés en termes de management économique depuis les accords de paix d’Ouagadougou en 2007 et la fin de la crise post-électorale en 2011 », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Cette bonne nouvelle devrait également aider le pays à normaliser ses relations avec les créanciers extérieurs et augmenter ainsi leur contribution tout en rendant confiance aux investisseurs étrangers. C’est certain, une étape vient d’être franchie pour redonner un peu de lustre au « joyau de l’Afrique de l’Ouest ». Mais le FMI et la Banque mondiale n’en restent pas moins prudents et rappellent que le pays demeure vulnérable aux chocs exogènes. Ils insistent sur la nécessité de continuer à mener des réformes structurelles.

Couverture

L’actu n’attend pas !


Couverture

Accédez à toute l'actualité africaine où que vous soyez en souscrivant à l'Edition Digitale de Jeune Afrique

Je m'abonne J'achète ce numéro