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Maroc : Ryanair réduit la voilure

Par Jeune Afrique

Ryanair estime à 50 millions d'euros le manque à gagner pour l'économie marocaine. © DR

Le numéro un des transporteurs aériens low cost annonce l'annulation de 34 vols hebdomadaires au Maroc. En cause : l'obligation de passer par un monopole en matière de manutention.

Fidèle à ses habitudes plutôt musclées, Ryanair a annoncé hier (28 juin) l’annulation de 34 vols hebdomadaires en provenance ou en direction du Maroc. Certaines lignes seront purement et simplement arrêtées à partir du 1er octobre (Fès-Londres Stansted ou Marrakech-Valence par exemple) tandis que d’autres seront réduites. Selon le transporteur low cost, la décision implique 250 000 passagers par an. Ces annulations se traduiront selon les estimations fournies par Ryanair par une diminution de 100 000 touristes par an et des pertes annuelles (dépenses de tourisme et emplois) pour l’économie marocaine de 50 millions d’euros.

Rupture des accords

La compagnie à bas coût met en cause la décision de l’Office national des aéroports (ONDA) d’imposer un monopole pour la manutention aéroportuaire (le handling). Cet impératif entraînerait pour Ryanair un important accroissement de ces coûts. « Ryanair avait négiocié des accords à long terme avec l’Autorité du tourisme marocain et l’ONDA, dans le cadre du plan de 5 ans du gouvernement marocain en faveur du développement du tourisme, a souligné Michael Cawley, directeur général adjoint du transporteur irlandais. Ryanair a tenu tous ses engagements, devenant la deuxième compagnie aérienne du Maroc et assurant au gouvernement l’atteinte de ses objectifs plus tôt que prévu. Il est regrettable que l’ONDA ait maintenant perdu de vue la clé de la réussite de notre partenariat : une offre à bas prix basée sur des coûts faibles ».
L’ouverture du ciel au Maroc en 2004, si elle a eu des conséquences difficiles pour l’opérateur national (Royal Air Maroc), a permis de doper le trafic passagers. Le trafic aérien international dans le royuame chérifien est ainsi passé 5,2 millions de passagers en 2003 à 13,6 millions en 2010.

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