Infographies : ces chefs d’État africains assassinés au pouvoir

Thomas Sankara, Samuel Doe, Mouammar Kadhafi. © AFP/Montage J.A.

Le 21 octobre 1993, le président burundais Melchior Ndadaye, était assassiné, s’ajoutant à la longue liste des chefs d’État du continent morts de manière brutale au pouvoir. Retour sur un peu plus d'un siècle d'assassinats politiques.

Ils ne sont pas moins de 28 chefs d’État à avoir quitté leur fauteuil dans le sang depuis 1910 et l’assassinat de Boutros Ghali, Premier ministre égyptien par la confrérie des Frères musulmans. Parmi eux, des célébrités, comme Thomas Sankara, Sylvanus Olympio, Anouar el-Sadate, Samuel Doe ou Laurent Désiré Kabila. Et d’autres, moins connus, comme le Nigérian Johnson Aguiyi-Ironsi, qui n’aura passé que la moitié d’une année au pouvoir.

En moyenne, depuis les indépendances, quelque six chefs d’État sont assassinés par décennie. Soit un tous les vingt mois environ dans les années 1960, 1970, et 1990. Les décennies 1980 et 2000 sont marquées respectivement de quatre et de trois assassinats.

Parmi les victimes, certains ont occupé leurs fonctions pendant de longues années, comme Anouar el-Sadate (11 ans), Ahmed Abdallah (11 ans), François Tombalaye (15 ans), Juvénal Habyarimana (21 ans) ou, record en la matière, Mouammar Kadhafi (42 ans). Quelques-uns, en revanche, n’ont passé que quelques jours au pouvoir, comme les Burundais Louis Rwagasore (15 jours), Melchior Ndadaye (trois mois) et Cyprien Ntaryamira.

Signe de la violence politique qui a sévi jusqu’en 2011 – date du dernier assassinat -, seule une dizaine de chefs d’État africains sont morts de maladie dans l’exercice de leur fonction depuis les indépendances, contre 25 assassinés.