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Libye : 116,6% de croissance en 2012

Par Jeune Afrique

En Libye (ici à Amal), la production pétrolière est quasiment revenue à son niveau d'avant la guerre. © Reuters

Après avoir chuté de 60% en 2011, le produit intérieur brut libyen devrait fortement rebondir cette année, estime le FMI à l'issue d'une mission dans le pays.

La Libye sort rapidement de ses difficultés économiques. À l’issue d’une visite dans le pays, le Fonds monétaire international (FMI) a livré hier (10 juillet) son analyse sur la situation du pays. Après une chute évaluée à 60% en 2011, la croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2012 devrait s’élever à 116,6% en 2012 puis à 16,5% en 2013 et 13,2% en 2014, selon les prévisions du Fonds. En cause, le retour à la normale de la production pétrolière dans le pays qui, dès avril, avait retrouvé 90% de son niveau d’avant la révolution.

Taux de chômage à 26%

 
Le solde budgétaire, passé d’un surplus de 16,2% en 2010 à un déficit de 27% en 2011, devrait revenir dans le vert cette année tout comme la balance courante. L’inflation, qui a explosé à 15,9% de moyenne l’année dernière, devrait légèrement baisser à 10% avant de revenir à un niveau maîtrisé en 2013 (0,9%). De manière générale, le FMI estime que le niveau élevé des réserves a permis de limiter les conséquences de la guerre sur l’économie. Le système bancaire, notamment, et même si la qualité des actifs devrait se détériorer, a relativement bien résisté.
 
Mais des points noirs demeurent et la reprise économique ne les règlera pas, estime le FMI : la dépendance aux hydrocarbures et le taux de chômage structurellement très élevé (26% fin 2010). L’institution internationale cite ces éléments parmi les priorités ainsi que la réforme de la politique de subvention universelle des prix qu’il faudrait remplacer par des formes de protection sociale ciblées sur les catégories les plus fragiles.
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