SABMiller accepte le principe de son rachat par AB Inbev

Basé au Royaume-Uni, SABMiller réalise environ 7,5 milliards de dollars de revenus en Afrique. © Reuters/Mike Hutchings

Le brasseur né en Afrique du Sud et leader en Afrique SABMiller a annoncé mardi s'être mis d'accord avec AB Inbev sur les termes de son rachat. L'opération serait la troisième plus grande fusion-acquisition de tous les temps.

Dans un communiqué conjoint, SABMiller et Anheuser-Bush InBev ont précisé le 13 octobre que leurs conseils d’administration s’étaient mis d’accord sur les termes d’une offre du brasseur basé en Belgique sur le numéro deux mondial et leader en Afrique (SABMiller est né du rapprochement de South African Breweries et de l’américain Miller). Depuis la mi-septembre, SABMiller avait rejeté plusieurs offres informelles venant de son concurrent, à 38 livres par action en cash, puis 40 livres et enfin 42,15 livres le 7 octobre.

À 44 livres par action, l’offre révisée valorise SABMiller à 70 milliards de livres pour l’ensemble du capital (environ 107 milliards de dollars). Comme dans le précédent schéma, AB Inbev offrirait pour 41 % du capital (correspondant aux titres détenus par les deux principaux actionnaires) une solution alternative faite de cash et de titres.

Un géant de la bière

L’accord de principe passé entre les deux conseils d’administration laisse désormais la porte ouverte à une offre formelle d’AB Inbev, qui brasse notamment les bières Stella Artois et Budweiser.

La fusion ferait naître un géant de la bière, réalisant 64 milliards de dollars de revenus et brassant environ un tiers de toute la bière consommée à travers le monde. Selon Dealogic, cité par le Financial Times, l’opération, si elle est menée à terme, serait la troisième plus importante fusion-acquisition de tous les temps.

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