S&P maintient la note d’investissement « BBB- » du Maroc

Par Jeune Afrique

Logo de l'agence de notation Standard & Poor's. © DR

L’agence de notation s’attend à une nette réduction du déficit des comptes courants et à une accélération de la croissance économique cette année.

L’agence de notation Standard & Poor’s a maintenu, dans un rapport publié le 09 octobre, la note de crédit du Maroc à “BBB-/A-3” pour ses émissions obligataires souveraines de longue et de court maturité en devises étrangères et en monnaie locale, avec des perspectives stables.

Dans son étude, S&P indique s’attendre à ce que “les réformes des finances publiques se poursuivent, que les déficits du budget et des comptes courants continuent à se résorber, et que la croissance économique s’améliore”.

Accélérer

Selon l’agence de notation, la croissance du royaume, qui a atteint en moyenne 3,6 % entre 2011 et 2014, devrait accélérer à 4,6 % cette année contre 2,6 % en 2014, grâce à “un rebond de la production agricole”.

Le déficit fiscal devrait atteindre -4,3 % du PIB cette année, estime Standard & Poor’s, contre -4,9 % en 2014, reflet notamment de la réduction des dépenses de subventions et du ralentissement de l’augmentation des salaires.

“Nous nous attendons à ce que la consolidation des finances publiques se poursuive et que le gouvernement atteigne son objectif d’un déficit fiscal de -3% du PIB en 2017”.

Selon la même source, le déficit des comptes courants du royaume devrait continuer de baisser. Après une forte poussée à environ – 9,7 % du PIB en 2012, il est depuis revenu à -5,8 % en 2014 selon S&P et devrait baisser à -2,8 % cette année. L’endettement du Maroc, qui a connu une forte croissance entre 2009 et 2014 (de 30,8 % du PIB à 53 %) devrait rester stable cette année et baisser progressivement à 51 % du PIB en 2018, selon la même source.

Perspectives

Dans son communiqué, l’agence de notation rappelle qu’elle pourrait abaisser la note du Maroc, “si la croissance n’accélère pas aussi nettement que prévu, si le gouvernement s’écarte sensiblement de sa trajectoire d’assainissement budgétaire, ou si le déficit des comptes courants ne se résorbe pas comme nous le prévoyons”.

Une croissance économique plus forte et une politique monétaire ainsi qu’un régime de change plus flexibles pourraient amener S&P à augmenter la notation du pays.