Centrafrique : fin des combats contre des ex-Seleka dans la région de Sibut

Par Jeune Afrique avec AFP

Un membre des ex-rebelles Séléka en armes près de Bambari en Centrafrique, le 15 mai 2015. © Pacome Pabandji/AFP

Les forces internationales en Centrafrique ont mis fin dimanche à une opération militaire contre des positions rebelles des ex-Séléka dans la région de Sibut, à environ 180 kilomètres au nord de Bangui.

« La situation est désormais sous le contrôle des forces internationales qui mènent des opérations de ratissage après avoir mis en fuite les ex-Séléka », a indiqué, le dimanche 11 octobre, une source militaire en Centrafrique, confirmant ainsi la fin des combats engagés contre l’ancienne rébellion dans la région de Sibut, à environ 180 kilomètres au nord de Bangui.

L’opération menée par les soldats français de l’opération Sangaris et les forces de l’ONU (Minusca) visait, selon cette source, à « contraindre les ex-Séléka à regagner leur position vers Kaga Bandoro », environ 200 km plus au nord.

Une faction des ex-Séléka a quitté en effet Kaga Bandoro le mois dernier, après y avoir été stationnée pendant des mois, affirmant vouloir descendre à Bangui, et s’était rapprochée de Sibut.

Accrochages entre soldats français et ex-Séléka

Dimanche, le porte-parole de l’armée française, le colonel Gilles Jaron, a pour sa part évoqué un accrochage dans lequel la force Sangaris est intervenue samedi. « Hier [samedi 10 octobre] nous avons reçu de la Minusca une demande de soutien sur l’axe Sibut/Grimari (100 km à l’Ouest) où des groupes armés, probablement de la mouvance ex-Séleka, tentaient d’avancer vers Sibut », a-t-il déclaré lors d’un point presse à Paris.

« Nous avons dépêché un hélicoptère Tigre, qui a riposté à des tirs d’armes légères d’un des groupes armés. Depuis, la Minusca ne nous a pas demandé d’appui supplémentaire », a-t-il ajouté, sans toutefois donner le bilan de ces échanges de tirs.

Plusieurs habitants joints à Sibut dimanche avaient confirmé également avoir entendu des tirs nourris dans les environs de la localité et un déploiement inhabituel de forces internationales dans la région.

Certains riverains ont même cherché refuge en brousse pour s’abriter des tirs, redoutant des affrontements dans le centre-ville de Sibut.

 

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