Ebola : pour la première fois depuis mars 2014, une semaine sans nouveaux cas

Par Jeune Afrique avec AFP

Travailleurs de la santé soignant des malades atteints du virus Ebola au Liberia, juin 2015. © Abbas Dulleh/AP/SIPA

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), aucun cas d'Ebola n'a été signalé la semaine se terminant le 4 octobre en Guinée et en Sierra Leone, les deux pays encore touchés par l'épidémie. Une première depuis un an et demi.

S’il est encore trop tôt pour affirmer que l’Afrique de l’Ouest en a fini avec Ebola, la nouvelle est de bon augure. « Aucun cas confirmé du virus Ebola n’a été signalé durant la semaine se terminant le 4 octobre », a indiqué mercredi 7 octobre l’OMS qui tient un compte hebdomadaire de malades signalés. Une première depuis mars 2014, précise encore l’organisation.

Le nombre de cas avait significativement diminué depuis le début de l’année. Mais l’OMS avait prévenu qu’un risque de nouvelle flambée persistait, comme l’avait d’ailleurs illustré les nouvelles contaminations au Liberia fin juin, sept semaines après que le pays s’en soit déclaré exempt, avant d’être considéré à nouveau libre de contagion début septembre.

Inquiétude autour de deux cas suspects perdus de vue en Sierra Leone 

La Guinée et la Sierra Leone, les deux pays les plus concernés, doivent désormais attendre. Car un pays affecté par l’épidémie peut seulement se déclarer exempt de la maladie qu’après une période de 42 jours sans nouveaux cas, soit deux fois le délai d’incubation de 21 jours. Les derniers cas signalés en Guinée et en Sierra Leone remontent respectivement au 27 et au 28 septembre.

Mais l’inquiétude persiste : l’OMS précise en effet que deux cas considérés comme suspects ont été perdus de vue dans les districts de Bombali et Kambia, au nord-ouest de la Sierra Leone. « Les efforts pour retrouver ces cas et atténuer le risque de transmission non détectée se poursuivront jusqu’à ce que 42 jours soient passés depuis le dernier cas enregistré dans chacun des districts », a précisé l’organisation.

Si l’épidémie d’Ebola, déclarée en décembre 2013, n’est pas la première à frapper le continent, elle est la plus grave depuis l’identification du virus. Selon les dernières données disponibles, elle a tué 11 312 personnes sur un total de 28 457 malades signalés depuis décembre 2013, en très grande en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée. Un bilan sous-évalué, de l’aveu même de l’OMS.