Mines-Pétrole : le Niger distribue les contrats

La raffinerie de Zinder au Niger, en activité depuis peu. © Boureima Hama/AFP

Le Niger vient d'attribuer 18 contrats et conventions dans le domaine minier et pétrolier. Avec l'ambition de doper l'extraction des ressources naturelles sur son sol.

Selon un communiqué publié à l’issue du Conseil des ministres, le Niger a attribué neuf contrats de partage de production à cinq sociétés pétrolières. Aucune d’entre elles n’est réellement connue. Il s’agirait de trois sociétés nigérianes : Labana Petroleum (blocs Dibella 1 et Dallo l), Sirius Energy Resources (Grein) et Advantica Gas and Energy (Mandaram 2). Une société cotée en Australie et active en Russie décrocherait 4 blocs (Manga 1, Manga 2, Aborak et Ténéré Ouest) : International Petroleum. Enfin, Genmin (basé aux Bermudes) obtient le bloc Djado 1.

Dans les mines aussi

En matière minière, neuf conventions ont été délivrées lors du même conseil des ministres à six sociétés : Osead (Manda, Tera 1), Pamicor (Téra 3, Indigo Exploration (Koroufa), Middle Island Resources (Kakou), Guma ressources (Ouama, Tagaza 1, Tagaza 3) et la Société d’exploitation du manganèse du Niger (Dingoaba).

« L’adoption de ces décrets intervient dans le nouveau climat favorable aux investissements au Niger et s’inscrit en droite ligne de la politique de diversification des partenaires miniers et pétroliers », peut-on lire dans le communiqué. Le Niger produit du pétrole depuis fin 2011, date à laquelle le chinois CNPC a permis au pays de pomper de l’or noir sur le bloc d’Agadem, à l’est du pays. La production devrait atteindre 80 000 barils par jour en 2014, souligne Reuters, et doper l’économie. Une grande partie de l’or noir sera exportée par un nouveau pipeline permettant de rejoindre l’oléoduc (déà existant) Tchad-Cameroun. En matière minière, le Niger est l’un des principaux producteurs au monde d’uranium mais le pays cherche à diversifier ses productions.