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COP21 : la Tunisie et 6 autres nouveaux pays africains présentent leurs engagements pour le climat

Madagascar mise sur la revitalisation de sa forêt pourtant menacée pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. © JOANA COUTINHO/AP/SIPA

À deux mois de l'ouverture de la COP21 à Paris, quinze pays africains ont pour l'heure annoncé leurs engagements en matière de réduction de gaz à effet de serre. Découvrez leurs engagements sur notre carte.

La Conférence de Paris sur le climat (COP21) se déroulera du 30 novembre au 11 décembre. Les délégations de 195 pays seront présentes à Paris pour tenter d’arracher un accord international sur le climat.

Avant ce grand rendez-vous, présenté comme la conférence de la dernière chance, les pays ont jusqu’au 1er octobre pour rendre leur copie sur les engagements qu’ils sont prêts à consentir. Objectif : préparer les débats avant Paris, et inciter les États à fournir un plan ambitieux de réduction de gaz à effet de serre (GES). À moins d’une semaine du délai imparti, seulement quinze pays africains ont publié leurs promesses.

Découvrez les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, pays par pays, en cliquant sur les États :

L’ambitieux projet tunisien

La Tunisie a publié le 16 septembre le plus ambitieux projet de réduction de gaz à effet de serre du Maghreb. Objectif : réduire de 41% ses gaz à effet de serre d’ici à 2030. Pour y parvenir, la Tunisie veut porter ses efforts sur le secteur de l’énergie « qui représente à lui seul 75% des réductions des émissions », précise le document. Comme la plupart des États du continent, le pays aura besoin d’un financement extérieur, chiffré à 18 milliards de dollars.

Mauritanie, Guinée, Ghana, Madagascar, l’Érythrée des plans de -15 à -40%

Le Ghana s’est engagé à réduire de 15% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Mais Accra précise qu’en cas d’aide extérieure, ce pourcentage pourrait s’élever à 45%. Même chose pour Madagascar, qui s’est fixé l’objectif d’une réduction de 14% d’ici 2030 et mise sur la reforestation du pays, pourtant menacée. La Grande île précise toutefois qu’elle « compte sur le support de la communauté internationale pour atteindre cet objectif ».

L’Érythrée a par ailleurs également présenté son projet. Le pays se fixe pour objectif de réduire de 39% ses émissions d’ici à 2030. Et propose par ailleurs d’augmenter drastiquement cette part à plus de 80% en cas d’appui financier international, sans apporter davantage de précision. De son côté, la Guinée équatoriale s’engage à réduire ses émissions de 20% d’ici à 2030 avec des mesures encore floues, tant le pays manque de dispositifs scientifiques pour évaluer le changement climatique, explique Malabo. Quant à la Mauritanie, sa réduction de 22,3% d’ici 2030 est également conditionnée à une éventuelle aide internationale.

L’ambition des Comores, le mystère de l’Afrique du Sud 

Les Comores ont annoncé l’un des plans mondiaux les plus ambitieux. L’archipel, qui se décrit comme un « petit État insulaire particulièrement vulnérable au changement climatique », propose de réduire de 84% des émissions d’ici à 2030. Un plan que l’archipel ne pourra pas financer seul : Moroni le chiffre à 675 millions de dollars, et demande un minimum de 608 millions de dollars d’aide internationale pour y parvenir.

À noter enfin que la contribution de l’Afrique du Sud, publiée vendredi 25 septembre, a finalement été retirée. Il faut dire que la feuille de route était pour le moins vague. À l’heure où nous terminions cet article, le document était indisponible.

« La contribution de l’Afrique du Sud vient juste de disparaître du site de l’ONU. Est-ce parce que le gouvernement a en fait oublié de mentionner des engagements en matière de réduction de gaz à effet de serre ? », a lancé un journaliste spécialiste des questions environnementales sur Twitter.

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